Après le passage dévastateur du cyclone Chido à Mayotte, des bénévoles se mobilisent pour aider à reconstruire les écoles qui ont été détruites. Malgré tous les efforts déployés, il semble malheureusement impossible d’imaginer une rentrée des classes dans un futur proche.
Les professionnels du bâtiment se mobilisent pour reconstruire les écoles à Mayotte
Ce matin, charpentiers, architectes et autres professionnels du bâtiment se sont réunis pour partir à la rencontre des écoles endommagées par le cyclone. Leur objectif est de constater les dégâts et de commencer les travaux de reconstruction. Stéphane Aimé, architecte bénévole, témoigne de l’ampleur des dégâts : « Les dégâts sont impressionnants et même terribles… On essaye d’aider au maximum. »
La tâche qui les attend est immense, près de la moitié des écoles de Mayotte ont été touchées par le cyclone, certaines servant même de refuge pour les sinistrés.
Le risque de décrochage scolaire
Suite à la perte de son toit pendant le cyclone, une institutrice se sent démunie et épuisée. Son logement a été complètement ravagé par les vents violents. Comme de nombreux autres enseignants, elle a demandé à être évacuée. « On a cru qu’on allait mourir, on a envie de rentrer en métropole pour se ressourcer un peu auprès de nos familles, » confie-t-elle.
La date de reprise des cours reste incertaine, mais Camille Mercier, une enseignante, a décidé de prendre les devants en distribuant des exercices à ses élèves pour éviter le décrochage scolaire et maintenir le lien pédagogique.
Nul doute que la solidarité et l’engagement des professionnels du bâtiment, des enseignants et de tous les bénévoles mobilisés permettront de reconstruire et de rétablir la vie scolaire à Mayotte après cette catastrophe naturelle.




