Depuis que des accusations d’agressions sexuelles ont été révélées à l’encontre du religieux décédé en janvier 2007, de nombreuses villes en France ont décidé de retirer le nom du fondateur d’Emmaüs de leurs lieux publics.
Des activistes de l’association Mouv’Enfants ont réalisé une action le lundi 21 octobre en collant une représentation de Lucie Aubrac sur celle de l’abbé Pierre, déjà cachée mais toujours présente, sur la Fresque des Lyonnais à Lyon. Arnaud Gallais, cofondateur de l’association de victimes de violences sexuelles, a déclaré sur place : « Que l’abbé Pierre retourne là où il est et qu’on ne rende plus hommage à un agresseur ». Des pancartes avec des messages tels que « Stop au déni » ou « Soutien aux victimes de l’abbé Pierre » ont également été brandies lors de cette action.
L’association a exprimé sa frustration quant à l’absence de réaction à Lyon concernant la Fresque des Lyonnais, alors que dans d’autres villes de France, des lieux portant le nom de l’abbé Pierre ont été débaptisés. Cette fresque, qui ne respecte pas la parité avec seulement quatre femmes sur trente personnalités représentées, a choisi Lucie Aubrac pour remplacer l’abbé Pierre. Cette dernière est une figure féminine de la Résistance à Lyon et est décrite comme une personne charismatique par Arnaud Gallais.
Depuis les révélations d’agressions sexuelles visant l’abbé Pierre, de nombreuses villes ont pris des mesures pour retirer son nom de certains lieux. La Fresque des Lyonnais à Lyon est un trompe-l’œil peint sur un immeuble représentant des personnalités lyonnaises célèbres. En septembre, des actes de vandalisme avaient été commis sur le portrait de l’abbé Pierre, mais avaient été rapidement recouverts. Arnaud Gallais s’interroge sur le délai nécessaire pour retirer complètement la figure de l’abbé de la fresque, une décision qui doit être discutée en comité citoyen.



