Créée en 2002 avec pour mission de lutter contre la corruption et de promouvoir l’éthique en politique, l’association Anticor se trouve actuellement engagée dans une bataille administrative pour retrouver son agrément, perdu il y a plus d’un an. Depuis sa création, Anticor s’est efforcée de mener des actions concrètes pour dénoncer les pratiques frauduleuses et promouvoir la transparence dans la sphère politique. Malgré les obstacles rencontrés, l’association reste déterminée à poursuivre son combat pour une démocratie plus intègre.
Le refus implicite de renouveler l’agrément d’Anticor par le gouvernement
Le gouvernement a de nouveau refusé implicitement, le vendredi 26 juillet, d’accorder à Anticor l’agrément lui permettant d’intervenir dans des affaires de corruption, une décision vivement critiquée par l’association comme une « stratégie du pourrissement ». Fondée en 2002 dans le but de lutter contre la corruption et de rétablir l’éthique en politique, Anticor se bat depuis plus d’un an pour retrouver son agrément.
Cette autorisation lui permettait depuis 2015 d’intervenir dans des procédures judiciaires, notamment en se portant partie civile en cas d’inaction du parquet, ce qui permet souvent de relancer les investigations avec la désignation d’un juge d’instruction.
Le gouvernement avait jusqu’à jeudi soir minuit pour répondre à la nouvelle demande d’agrément reçue le 25 janvier. Cependant, aucune décision n’a été publiée au Journal Officiel vendredi matin, ce qui équivaut à un refus implicite selon l’association.
Un agrément perdu en juin 2023
« Voilà désormais plus d’un an que le gouvernement joue la montre en ne répondant ni à nos demandes d’agrément, ni à nos demandes d’explications a posteriori », a regretté Paul Cassia, président de l’association, auprès de l’AFP. Anticor, qui compte près de 7 000 adhérents à mi-juillet, a saisi le tribunal administratif de Paris pour demander l’annulation de ce refus implicite. Elle a également demandé à Matignon de justifier ce choix et a déposé une troisième demande d’agrément auprès du Premier ministre.
Anticor a perdu son agrément en juin 2023 après que deux dissidents ont saisi la justice administrative, arguant que la procédure de renouvellement était irrégulière et que l’association ne remplissait pas les conditions requises. Cependant, Anticor affirme respecter les cinq conditions nécessaires au renouvellement de son agrément, notamment en ce qui concerne « le caractère désintéressé et indépendant de ses activités, évalué notamment en fonction de l’origine de ses ressources ».




