Réforme RSA : Associations demandent suspension généralisation dès 2025

Des associations appellent à "suspendre" la généralisation de la réforme du RSA prévue début 2025
          Dans un rapport, le Secours catholique et plusieurs organisations pointent les "dérives" de cette réforme du revenu de solidarité active, qui impose la réalisation de 15 heures d'activité par semaine.

Selon un rapport récent rédigé par le Secours catholique et plusieurs autres organisations, la réforme du revenu de solidarité active soulève de sérieuses préoccupations quant à ses conséquences. En effet, l’obligation de réaliser 15 heures d’activité par semaine est vivement critiquée pour ses potentielles dérives.

Les inquiétudes face aux dérives de la réforme du RSA sous conditions

Le Secours catholique et d’autres associations ont publié un rapport mettant en garde contre les conséquences des nouvelles conditions imposées par la réforme du revenu de solidarité active (RSA). Cette réforme, expérimentée dans 47 départements et prévue pour une généralisation en janvier 2025, oblige les bénéficiaires à réaliser 15 heures d’activité hebdomadaires.

Sophie Rigard, membre du Secours catholique, estime que cette réforme concerne trop de personnes parmi les plus pauvres. Elle appelle à la suspension du dispositif afin d’observer attentivement les potentielles dérives dénoncées dans une étude réalisée en collaboration avec Aequitaz et ATD Quart Monde.

La loi de 2023 prévoit la mise en place de contrats d’engagement pour les bénéficiaires du RSA, avec des obligations de travail et la possibilité de sanctions en cas de non-respect. Cette mesure concerne au total 1,82 million d’allocataires.

Le risque de dégradation du marché du travail

Les associations, soutenues par des organismes tels que le syndicat FSU, Emmaüs, la Fondation Abbé-Pierre ou la Ligue des droits de l’Homme, mettent en garde contre le risque de glissement vers le travail gratuit pour les allocataires du RSA. Elles soulignent que cette réforme pourrait entraîner une mise en concurrence néfaste avec des emplois publics et privés, ce qui aurait des conséquences négatives sur la création d’emplois et les conditions de travail.

Ce rapport, basé sur les retours d’allocataires, de professionnels de l’insertion, de données de France Travail et d’enquêtes journalistiques, se veut être un premier bilan non exhaustif. Une évaluation commandée par le ministère du Travail est attendue avant la généralisation de la réforme, afin de prendre en compte les potentielles dérives et d’envisager des ajustements nécessaires.

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