Les créations du sculpteur ont atteint des sommets en termes de ventes aux enchères, à l’instar de la célèbre sculpture intitulée « L’Âne de Nathalie », réalisée en 2005 à partir de bronze, de bois, de cuir et de laiton, qui a été adjugée pour la somme impressionnante de 2,6 millions de dollars.
Un artiste français de renom, François-Xavier Lalanne, a vu 70 de ses sculptures d’animaux en bronze ou en pierre être vendues aux enchères pour un montant de 59 millions de dollars (54 millions d’euros) à New York. Ces œuvres, représentant des animaux sauvages, domestiques ou imaginaires, ont été créées par le sculpteur défunt en collaboration avec sa femme Claude dans leur atelier de Fontainebleau, au sud de Paris.
Les 70 pièces mises en vente appartenaient à la fille de François-Xavier Lalanne, Dorothée Lalanne, et ont été adjugées pour un montant total de 58,9 millions de dollars (53,9 millions d’euros) par la maison Christie’s. Cette vente exceptionnelle a suscité un engouement chez les clients, avec plus de 50% provenant des Amériques, 15% d’Asie et 30% d’Europe, dans un marché de l’art en légère baisse depuis 2023 en raison des crises internationales.
Parmi les pièces phares de la vente, on retrouve le « Très Grand Centaure » (2001) en bronze patiné adjugé pour 7,5 millions de dollars (6,9 millions d’euros) et le monumental « Très Grand Ours » (2009) vendu pour 6,1 millions de dollars (5,6 millions d’euros). Une sculpture très originale de l’artiste, l' »Âne de Nathalie » (2005), en bronze, bois, cuir et laiton, dotée d’un bureau intégré, a également été acquise pour 2,6 millions de dollars (2,4 millions d’euros).
Les experts de chez Christie’s ont salué François-Xavier Lalanne comme un sculpteur majeur du XXe siècle, passionné par la nature et connu pour son humour et sa capacité à jongler entre l’art et le design. Ils ont souligné l’importance de son travail qui transcende les générations et qui continue d’émouvoir un large public.
L’un des éléments clés de l’œuvre de François-Xavier Lalanne était sa fascination pour le monde animal, qui, selon lui, renferme un code merveilleux accessible aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Cette vision unique de l’art lui a valu une reconnaissance internationale et une cote artistique en constante progression, comme en témoigne le succès des enchères de la collection Bergé-Saint Laurent en 2009 et les rétrospectives qui lui ont été consacrées par des institutions prestigieuses comme le musée des Arts décoratifs de Paris.




