Ponts français : petite chanson, grande catastrophe à Baltimore

Les chansons des (petits) ponts français
          La catastrophe de Baltimore nous rappelle que les ponts que chantent les variétés ne sont pas aux dimensions des gigantesques ouvrages d'art américains. D'ailleurs, ils sont pour la plupart dans la même ville.

L’effondrement tragique survenu à Baltimore met en lumière la différence entre les ponts souvent mis en avant dans les chansons populaires et les impressionnants ouvrages d’art américains. En réalité, la plupart de ces ponts se trouvent dans la même ville.

Petits ponts et grands ponts

Les ponts, chez nous, sont bien différents des énormes structures en acier comme le pont de Baltimore, qui s’est effondré après avoir été percuté par un cargo. Un porte-conteneurs de 300 mètres de long qui heurte un pont autoroutier de 2600 mètres, c’est tout autre chose qu’un petit pont de bois qui tient « par un grand mystère et deux piquets tout droits ».

Nous préférons les ponts à la Yves Duteil, pas les ponts gigantesques. Le viaduc de Millau, le pont de l’île de Ré, ça ne fait pas de chanson. Et quand un artiste parle de Tancarville, ce n’est pas du pont dont il s’agit, mais d’un étendoir à linge.

En revanche, les ponts sont présents dans nos chansons. Beaucoup de ponts. Mais tous dans la même ville…

Des chansons et des ponts

Dans le premier épisode de Ces chansons qui font l’actu ce week-end, vous entendrez des extraits de :

À LIRE  Entretien avec Grégoire Hellot, directeur de Kurokawa : Les mangas en France et la peur de l'inconnuGrégoire Hellot, directeur de Kurokawa, l'un des éditeurs majeurs de mangas en France, s'est exprimé sur la perception des mangas par le public français. Selon lui, il y a eu une certaine réticence des gens à l'égard des mangas, principalement due à la peur de l'inconnu. Malgré cela, des séries à succès comme "Spy x Family" ou "Full Metal Alchemist" ont su conquérir le public français.L'interview avec Grégoire Hellot met en lumière les défis auxquels les éditeurs de mangas ont dû faire face sur le marché français. Il souligne que la méconnaissance du genre a longtemps été un frein à son développement en France. Cependant, grâce à des séries de qualité et à un travail de fond pour faire connaître cet univers, les mangas ont finalement réussi à trouver leur place dans le paysage éditorial français.Grégoire Hellot insiste sur le fait que les mangas offrent une grande diversité de genres et de thèmes, qui peuvent plaire à un large public. Il encourage donc les lecteurs à sortir de leur zone de confort et à explorer ces univers riches et variés. Selon lui, c'est en s'ouvrant à l'inconnu que l'on peut découvrir des œuvres fascinantes et passionnantes, qui peuvent changer notre regard sur le monde et sur la culture japonaise.En conclusion, Grégoire Hellot souligne l'importance de l'ouverture d'esprit et de la curiosité pour apprécier pleinement l'univers des mangas. Il invite chacun à se laisser surprendre et à se laisser emporter par la magie de ces histoires venues d'ailleurs.

Yves Duteil, Le Petit Pont de bois, 1977

Joséphine Baker, Sous les ponts de Paris, 1961

Guillaume Apollinaire, Le Pont Mirabeau, 1913

Edith Piaf, Sous le ciel de Paris, 1954

Georges Brassens, Le Vent, 1953

Pierre Louki, La Môme aux boutons, 1958

Renaud, Le Gringalet, 1975

Hippocampe Fou, Freestyle céleste, 2015

Julien Clerc, Bibliothèque Mazarine, 1980

Vald, Résidus, 2018

Yves Montand, Le Musicien, 1953

Dinos, Notifications, 2008

Calogero, Par choix ou par hasard, 2022

Vanessa Paradis et M, La Seine, 2011

Zebda, Le Pont du Carrousel, 1998

Germaine Montero, Le Pont du Nord, 1954

Juliette Gréco et Marc Lavoine, C’est la la la, 2012

Vous pouvez également suivre l’actualité de cette chronique sur Twitter. Et vous pouvez aussi retrouver sur ce lien le podcast Derrière nos voix, avec les secrets d’écriture et de composition de huit artistes majeurs de la scène française, Laurent Voulzy, Julien Clerc, Bénabar, Dominique A, Carla Bruni, Emily Loizeau, Juliette et Gaëtan Roussel.

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