Dans le département du Gers, de nombreux résidents sont confrontés à une situation inquiétante : ils doivent renoncer à la consommation d’eau du robinet en raison d’une contamination par le CVM, un composé gazeux connu pour ses effets cancérigènes, qui a été détecté dans les conduites d’eau.
Problème de pollution de l’eau à Sérempuy
À Sérempuy, dans le Gers, les habitants sont contraints de consommer de l’eau en bouteille en raison de la pollution de l’eau de leur robinet. En effet, cette eau est contaminée et il leur est formellement interdit de la boire. Néanmoins, elle peut être utilisée pour des usages tels que les douches ou le lavage du linge, car la pollution n’est pas visible à l’œil nu. En 2023, une résidente a reçu une notification de son fournisseur d’eau, expliquant les origines de cette pollution. Il s’avère que tout se passe dans les tuyaux en plastique PVC qui acheminent l’eau jusqu’à sa maison.
Difficulté à remplacer les canalisations
Ces tuyaux, qui datent d’avant 1980, contiennent un gaz toxique appelé CVM, chlorure de vinyle monomère. Ce composé est particulièrement présent dans les habitations situées en bout de réseau des petites communes rurales. Le CVM est reconnu comme cancérigène et est notamment responsable de cancers du foie agressifs. Face à ce danger, les maires, qui sont responsables des réseaux au sein des syndicats des eaux, se trouvent dans l’incapacité de remplacer les canalisations. « Nous n’avons pas les moyens financiers nécessaires« , déplore Michel Fourreau, maire de Saint-Antonin, dans le Gers.
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