La ministre de la Culture, en fonction depuis le début de l’année 2024, envisage de modifier la répartition des fonds alloués dans le budget de l’année 2025 pour ce programme qui offre une allocation de 300 euros aux adolescents âgés de 15 à 18 ans afin de promouvoir l’accès à la culture.
Les priorités de la ministre de la Culture pour la réforme du Pass culture
Le ministère de la Culture a annoncé que le spectacle vivant, les librairies indépendantes et la presse écrite sont les trois priorités de la ministre Rachida Dati pour la réforme du Pass culture. Cette dernière a lancé deux missions de consultation et de réflexion, dont les résultats sont attendus pour la mi-décembre.
Rachida Dati a précisé qu’une partie de la somme allouée à chaque jeune serait désormais réservée au spectacle vivant. Son directeur général de la création artistique, Christopher Miles, est chargé d’étudier la mise en œuvre de cette mesure.
Valoriser les librairies indépendantes
La ministre souhaite que cette initiative incite les jeunes à fréquenter les spectacles vivants, mais aussi encourage les acteurs du secteur à élargir leur offre, à la déployer dans tous les territoires et à renforcer la médiation en direction des jeunes. Actuellement, seulement 1% des sommes dépensées avec le Pass culture sont allouées au spectacle vivant.
Une autre mission a été confiée à la directrice générale des médias et des industries culturelles, Florence Philibert. Elle devra étudier l’impact de la mesure sur le secteur du livre et de la lecture, proposer des solutions pour valoriser le réseau des librairies indépendantes, et examiner la possibilité d’élargir le Pass culture à la presse écrite dans une perspective d’éducation aux médias et à l’information.
Le secteur de l’édition, principal bénéficiaire du Pass avec 54% des sommes dépensées dans le livre, avait prévenu en septembre qu’il serait vigilant face aux réformes engagées par le gouvernement. Depuis son lancement en 2021, le Pass culture a été attribué à 3,4 millions de jeunes, représentant une dépense annuelle d’un peu plus de 200 millions d’euros pour le ministère de la Culture, qui finance la part individuelle. Une part collective, gérée par les enseignants, est financée par le ministère de l’Éducation nationale.




