Nicolas Mayer-Rossignol, âgé de 47 ans, a révélé lors d’une annonce mercredi qu’il lutte contre un cancer depuis deux ans. Cette épreuve personnelle l’a incité à mettre en place un plan visant à promouvoir la bienveillance au travail au sein de sa ville et de la métropole de Rouen Normandie.
Partager son expérience personnelle avec la maladie
La politique n’est pas seulement une question de discours et de décisions, mais peut aussi être une affaire de vécu personnel. C’est ce qu’a démontré le maire socialiste de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, en partageant publiquement son combat contre un cancer de la vessie. Dans un message posté sur les réseaux sociaux le 13 novembre, il est revenu sur les deux dernières années de sa vie, depuis le diagnostic de sa maladie jusqu’aux différentes étapes du traitement. Malgré les difficultés rencontrées, il se veut optimiste et reconnaît sa chance de ne pas avoir de métastases.
Après avoir mûrement réfléchi, Nicolas Mayer-Rossignol a décidé de rendre publique sa maladie, dans le but de sensibiliser et d’apporter une contribution positive. Inspiré par des campagnes de prévention contre le cancer et par des témoignages comme celui de Clémentine Lecalot-Vergnaud, il souhaite briser les tabous et lutter contre l’isolement que la maladie peut provoquer.
Un plan pour favoriser le bien-être au travail
Conscient des difficultés liées à la conciliation entre travail et maladie, le maire de Rouen a mis en place un plan de bienveillance au sein de sa municipalité. Ce programme vise à accompagner les employés malades ou aidants, en leur offrant plus de souplesse et de soutien dans leur quotidien professionnel. Nicolas Mayer-Rossignol défend l’idée qu’il est possible de travailler efficacement sans être à 100% tout le temps, et encourage donc une approche plus humaine et compréhensive.
Ce plan inclut des séances de groupe, des formations pour les managers et des actions pour maintenir le lien avec les collègues malades. Le maire de Rouen souhaite étendre cette initiative à d’autres villes françaises, dans le but de promouvoir une politique de bienveillance au travail plus généralisée. Son objectif est de faire de sa ville un exemple en la matière, et d’inciter d’autres municipalités à suivre cette voie.




