Après la mise en place d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans à Béziers, dans l’Hérault, c’est maintenant la ville de Nice, située dans les Alpes-Maritimes, qui envisage d’adopter une mesure similaire pour lutter contre la délinquance juvénile. Cette initiative soulève des questions quant à son efficacité et à son impact réel sur la prévention des actes délictueux. En effet, certains se demandent si restreindre la liberté de circulation des enfants de moins de 13 ans pendant certaines heures de la journée est véritablement la solution pour les éloigner des comportements déviants. Il est important de se questionner sur les alternatives possibles et sur les mesures complémentaires à mettre en place pour accompagner les jeunes vers un chemin plus positif, tout en respectant leurs droits et leur dignité.
Faut-il instaurer un couvre-feu pour les mineurs ?
La question de la sécurité des mineurs le soir fait débat, notamment suite à la proposition de Christian Estrosi, maire de Nice, d’instaurer un couvre-feu pour les moins de 13 ans voire les moins de 16 ans dans certaines zones. Cette initiative a été bien accueillie par les habitants, qui estiment qu’il n’est pas normal de voir des jeunes de 14 ans dehors à 2 heures du matin sans la supervision de leurs parents.
Une mesure déjà en vigueur à Béziers
L’été dernier, la ville de Nice a été le théâtre de violences urbaines suite à la mort de Nahel, impliquant de nombreux mineurs, certains âgés de 14 ans. Christian Estrosi souligne que la police arrête régulièrement des jeunes de 14 à 16 ans, qui sont ensuite relâchés par les magistrats dans les 24 à 48 heures. À Béziers, la mise en place d’un couvre-feu dès 23h dans le centre-ville et certains quartiers sensibles a suscité des réactions. Plusieurs associations ont saisi les autorités pour contester cette mesure, soulignant la nécessité d’une justification juridique adéquate pour éviter son annulation, comme cela a été le cas à Béziers en 2018.




