A Lyon, un groupe de mères accompagnées de leurs enfants, qui se trouvent actuellement dans un squat, se retrouvent une nouvelle fois menacés de devoir passer la nuit dans la rue. Après avoir été expulsés une première fois en mai dernier, ces familles ont décidé de manifester mercredi pour demander une solution pérenne à leur situation précaire.
Manifestation à Lyon pour défendre des femmes et des enfants menacés d’expulsion
Lors d’une manifestation à Lyon le 14 août, le slogan « Un toit, c’est un droit » a été scandé pour défendre près de 200 femmes et enfants menacés, une nouvelle fois, de se retrouver à la rue. Ces personnes, actuellement dans un squat, ont déjà été expulsées en mai dernier de deux gymnases, sur décision du maire de Lyon, Grégory Doucet. Dans le cortège se trouvaient une cinquantaine de femmes avec enfants, espérant pouvoir rapidement trouver un abri sûr et durable. La Ville envisage une solution coûteuse nécessitant l’accord de la préfecture, d’où la réception d’une délégation en préfecture.
Appel à la solidarité pour trouver un toit
Nassi, une maman présente à la manifestation, exprime sa peur de devoir retourner à la rue avec les enfants. Elle souligne l’importance d’un toit pour la dignité et le bien-être de sa famille. Une autre manifestante, Carine, insiste sur le fait que c’est un toit pour vivre dignement qu’ils recherchent.
La Ville prévoit de louer et de mettre aux normes un bâtiment SNCF pour accueillir 60 personnes, mais l’accord de la préfecture n’a pas encore été donné. Pour Juliette Murtin, du collectif Solidarité entre femmes à la rue, chaque nuit passée dehors est une situation critique pour les femmes et les enfants. Elle met en garde contre les conditions extrêmes que peuvent subir ces personnes, en particulier pendant les canicules à Lyon.
Urgence de réagir face à la situation catastrophique à Lyon
Juliette Murtin souligne l’urgence pour l’État de réagir face à l’explosion du nombre de sans-abris à Lyon. En dix ans, la préfecture a doublé les hébergements d’urgence, mais la demande a été multipliée par cinq. La situation est critique, avec des mamans et des bébés de deux semaines se retrouvant à la rue et demandant des solutions qui ne peuvent leur être offertes. Il est impératif de trouver des solutions durables pour mettre fin à cette crise du logement.




