Malletières chez Louis Vuitton : prestige et précision dans la fabrication

"On travaille sur des produits de prestige, la moindre erreur coûte cher", explique une malletière chez Louis Vuitton
          Près de 200 artisans travaillent dans l'atelier d'Asnières-sur-Seine, en banlieue parisienne, qui perpétue la tradition de la malle de voyage de luxe. Il faut être "très minutieux", assure Mégane, l'une des malletières.

L’atelier situé à Asnières-sur-Seine, en banlieue de Paris, emploie environ 200 artisans qui se consacrent à perpétuer l’art traditionnel de la fabrication de malles de voyage de luxe. Mégane, l’une des malletières, souligne l’importance de la minutie dans ce métier.

Un savoir-faire d’exception à Asnières-sur-Seine

Direction Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, pour découvrir l’un des ateliers de la célèbre marque française Louis Vuitton. Ici, 180 artisans travaillent pour perpétuer la tradition de la malle de voyage de luxe. Mais il ne s’agit pas seulement de fabriquer des valises ordinaires. Dans cet atelier, on peut admirer une malle Louis Vuitton de 1,4m de haut fraîchement terminée. Selon Mégane, malletière depuis six ans, cette malle a été commandée par un collectionneur pour y ranger des œuvres d’art.

Cette pièce sur mesure ne dévoile pas son prix, mais pour une malle standard, le tarif de départ avoisine les 50 000 euros. Les artisans comme Mégane mettent tout leur savoir-faire et leur attention dans chaque geste, conscients de travailler sur des produits de prestige où la moindre erreur peut être coûteuse.

Un travail d’une extrême précision

Grâce à leur expérience et leur expertise, les malletiers, tels que Mégane, peuvent aujourd’hui fabriquer une malle de A à Z. Ils commencent par recevoir un « fut », soit la boîte en bois brute préparée par la menuiserie. Ensuite, vient l’étape du nervurage, puis de la toile et de la lozine, qui recouvre les arêtes du bois. Enfin, le ferrage vient parfaire l’ouvrage, une tâche minutieuse qui demande précision et agilité.

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Pour Séolfrid, malletier chez Louis Vuitton depuis un an et demi, ce travail est passionnant grâce à la diversité des compétences requises. Il faut être calculateur, attentif, minutieux, fort et habile. Son moment préféré est après le lozinage, lorsque la malle prend forme visuellement et qu’on peut admirer le résultat final. Séolfrid, ancien menuisier reconverti, a bénéficié d’une formation interne chez Louis Vuitton pour devenir malletier et ainsi perpétuer la tradition de la malle rigide, existante à Asnières depuis 1859.

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