L’avocat de l’édile admet qu’il y a eu des actes de violence, mais il nie catégoriquement les accusations de viols. Selon Me Jérôme Gay, le parquet a réagi de manière excessive en maintenant son client en détention, ce qu’il considère comme un abus de pouvoir.
Le maire de La Penne-sur-Huveaune mis en examen pour viols et violences conjugales
Le maire de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazzucchi, a été mis en examen pour viols et violences conjugales et placé en détention provisoire. L’information a été rapportée par France Bleu Provence. Cette affaire fait suite à une enquête de quatre mois menée par la division de la criminalité territoriale (DCT), qui a conduit à l’interpellation du maire âgé de 29 ans à son domicile.
Il est suspecté d’avoir commis des viols et des violences sur plusieurs de ses anciennes compagnes. Nicolas Bazzucchi, qui est maire sans étiquette de la commune située en banlieue de Marseille, nie les viols mais reconnaît avoir eu des comportements violents. Son avocat, Me Jérôme Gay, a déclaré qu’il était abattu par les accusations de viols, qu’il nie catégoriquement. Selon l’avocat, il s’agissait de relations toxiques avec des violences réciproques. Il a admis avoir commis des violences, sans préciser s’il s’agissait de coups, mais évoquant des insultes, des cris et des crachats.
L’édile va faire appel du placement en détention
L’avocat de Nicolas Bazzucchi a critiqué la décision du parquet de le placer en détention provisoire, qualifiant cette réaction de « surréaction ». Il estime que ce placement n’est pas justifié dans cette affaire et a annoncé qu’il ferait appel dès jeudi matin pour obtenir sa remise en liberté.
Malgré cette affaire, le maire de La Penne-sur-Huveaune exclut de démissionner de son mandat, comme l’a confirmé son avocat. Il a été élu en mars 2022 lors d’élections municipales partielles, soutenu par la droite, mettant ainsi fin à une longue domination communiste à la mairie.




