Dans le cadre de sa réflexion sur une éventuelle augmentation des impôts sans affecter les classes moyennes, le gouvernement envisage de cibler les grandes sociétés. Si certaines d’entre elles se montrent ouvertes à cette proposition et prêtes à contribuer, d’autres adoptent une attitude plus discrète.
La France confrontée à un grave déficit économique
Le nouveau ministre de l’Économie, Antoine Armand, a souligné sur France Inter que la France est confrontée à l’un des pires déficits de son histoire. Le gouvernement actuel envisage des hausses d’impôts dans le budget de l’année prochaine. Michel Barnier prévoit des prélèvements ciblés pour les ménages les plus aisés et pour les entreprises, en visant notamment les très grandes sociétés multinationales qui réalisent des bénéfices importants.
Le Medef et Rodolphe Saadé prêts à soutenir l’effort financier
Face à cette situation, certaines figures économiques telles que le président du MEDEF, Patrick Martin, se disent ouverts à la discussion, mais sous certaines conditions. Ils soulignent l’importance pour l’État de réaliser des économies avant d’augmenter les impôts. Patrick Martin insiste sur le fait que les entreprises ne doivent pas être les variables d’ajustement et que toute surtaxation doit être temporaire et ciblée.
Le président du MEDEF doit discuter de ces questions avec le Premier ministre dans l’après-midi. L’une des pistes évoquées serait d’augmenter l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises qui réalisent des bénéfices conséquents.
Un autre acteur majeur, Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, se montre également prêt à contribuer à cet effort financier. Il souligne la nécessité d’une contribution exceptionnelle des grandes entreprises, tout en mettant en garde contre des modifications fiscales qui pourraient les désavantager face à la concurrence internationale.
Quid de TotalEnergies ou Engie ?
En revanche, les grands énergéticiens tels que TotalEnergies ou Engie n’ont pas encore commenté la situation. Ils avaient été visés par le gouvernement précédent pour leurs profits exceptionnels durant la crise de l’énergie en 2022. Malgré les tentatives de récupération de ces profits, la contribution des producteurs d’électricité n’a pas rapporté autant que prévu.
Le gouvernement actuel envisage de remodeler la taxe sur les grosses centrales électriques, ce qui suscite des réactions de la part des entreprises concernées. Des propositions alternatives, telles que le versement de dividendes à l’État, ont été avancées. En plus du secteur de l’énergie, le gouvernement pourrait également envisager de taxer les rachats d’actions dans d’autres domaines économiques.




