Suite à la mobilisation des chauffeurs de taxi et des petits commerçants, les conducteurs de poids lourds ont décidé de se joindre au mouvement de grève. En parallèle, un appel à la grève a été lancé dans plusieurs secteurs d’activité, amplifiant ainsi la contestation sociale.
Des chauffeurs bloquent les routes en Martinique
Des manifestations de chauffeurs routiers ont eu lieu en Martinique pour protester contre le coût de la vie élevé dans l’île. Dès tôt le matin, plusieurs camions ont bloqué les axes routiers en direction de Fort-de-France. Les conducteurs affirment qu’ils ont les mêmes difficultés que le reste de la population en raison du coût élevé de la vie.
Dans différentes régions de l’île, des convois de camions se sont mis en route pour rejoindre la capitale. Les conducteurs ont exprimé leur solidarité envers le mouvement en cours, affirmant que tout le monde doit se mobiliser pour faire entendre leurs revendications.
En plus des prix élevés des denrées alimentaires, les chauffeurs alertent également sur les coûts des dépenses liées aux véhicules, en particulier les pneus qui augmentent régulièrement. Les habitants de la Martinique consacrent un budget plus élevé à leurs véhicules par rapport à la France métropolitaine.
Des rubans rouges en signe de soutien
Malgré les embouteillages provoqués par l’opération escargot, l’ambiance reste détendue et solidaire. Les conducteurs affirment qu’ils agissent pour le bien de la population et laissent passer les automobilistes de temps en temps. Certains arborent des rubans rouges, symbole de ralliement du mouvement citoyen qui lutte contre le coût de la vie en Martinique.
La semaine précédente, les chauffeurs de taxi, les petits commerçants et les salariés des transports en commun avaient également manifesté leur soutien en organisant des opérations escargot et en fermant boutique. Les chauffeurs routiers estiment que la situation pourrait devenir pire qu’en 2009, lorsque l’île avait été paralysée par une grève générale similaire.
Vers une reprise des négociations
Face à la possibilité de paralysie de l’île, la préfecture de Martinique a décidé de relancer les négociations. Le mouvement citoyen a obtenu partiellement gain de cause en demandant la diffusion en direct des tables rondes de discussion. Une partie des débats sera donc accessible en direct pour que la population puisse suivre les discussions et s’impliquer dans le processus de négociation.




