Selon Franck Chaumes, la dérogation entraîne des pertes s’élevant à 600 millions d’euros pour les métiers et les industries de l’hôtellerie.
Une décision décevante pour l’UMIH Restauration
« C’est une grande déception », réagit Franck Chaumes, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) Restauration, suite au vote de la prolongation de la dérogation permettant l’utilisation des tickets-restaurant pour l’achat de produits alimentaires. Cette mesure, initialement mise en place pendant la crise du Covid pour soutenir le pouvoir d’achat, a été prolongée jusqu’à fin 2026 par le Parlement.
Pour Franck Chaumes, cette décision signifie que « la grande distribution a fait plier le gouvernement ». Il en appelle donc à la raison et invite toutes les sensibilités politiques à permettre à ce nouveau gouvernement de poursuivre son travail dans l’intérêt supérieur de la nation. La ministre déléguée aux petites et moyennes entreprises, Véronique Louwagie, a promis une réforme pour moderniser rapidement le dispositif.
En tant que président de l’UMIH de la Gironde, Franck Chaumes souligne que cette mesure entraîne chaque année des pertes de l’ordre de 600 millions d’euros pour le secteur de la restauration.




