Fermeture d’ArcelorMittal à Denain : un coup de massue pour la maire Dufour-Tonini

Le projet de fermeture de l'usine ArcelorMittal à Denain est un "coup de massue", dénonce la maire Anne-Lise Dufour-Tonini
          L'élue nordiste trouve "particulièrement ignoble" d'annoncer une telle nouvelle avant Noël. "S'ils confirment, il faut leur demander de rembourser l'argent public qui a servi à leur cause", lance-t-elle.

La représentante du Nord exprime son profond mécontentement face à l’annonce de cette nouvelle avant les festivités de Noël, la jugeant « particulièrement ignoble ». Elle estime que si les informations sont confirmées, les responsables devraient être tenus de rembourser les fonds publics utilisés pour leur cause.

La fermeture de l’usine ArcelorMittal à Denain suscite l’indignation

La maire socialiste de Denain, Anne-Lise Dufour-Tonini, qualifie le projet de fermeture de l’usine ArcelorMittal à Denain de « coup de massue ». Les salariés des centres de services du géant de la sidérurgie sont appelés à la grève dans toute la France en réaction à cette décision. Le mouvement de grève a débuté pour protester contre la fermeture des sites de Denain et de Reims, ainsi que la suppression de nombreux emplois sur plusieurs sites. La maire déplore particulièrement cette annonce à l’approche des fêtes de Noël, soulignant le caractère ignoble de la situation.

Des investissements importants balayés d’un revers de main

Selon Anne-Lise Dufour-Tonini, le site de Denain bénéficie actuellement d’une liaison directe avec l’autoroute et l’Escaut grâce à d’importants travaux réalisés pour améliorer l’accessibilité. La maire se dit consternée par le fait que tous ces investissements soient ignorés, et elle souhaite demander des comptes à ArcelorMittal. Elle estime que si la fermeture est confirmée, l’entreprise devrait rembourser les fonds publics qui ont été investis. Elle exprime également des inquiétudes quant à l’avenir du site de Dunkerque et du projet de décarbonation de l’acier, qui semble être mis en suspens malgré de lourds investissements et des aides publiques massives.

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La maire de Denain évoque le passé douloureux de la région, rappelant les conséquences de la fermeture d’Usinor en 1978. Elle souligne que même après 50 ans, les séquelles de cette fermeture se font encore sentir, avec des problèmes de dépollution non résolus. Cette situation la met en colère, car elle estime que les générations actuelles paient encore les erreurs du passé.

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