L’affaire impliquant P. Diddy, qui est accusé de trafic sexuel, a suscité une réaction en chaîne de désinformation sur les réseaux sociaux. Une fausse liste de célébrités américaines supposées être complices du rappeur a été largement diffusée, et il est fort probable qu’elle ait été créée par une intelligence artificielle.
Une affaire de désinformation sur les réseaux sociaux
L’affaire impliquant P. Diddy, accusé de trafic sexuel mi-septembre, a engendré une vague de désinformation sur les réseaux sociaux. Une fausse liste circule, prétendant que de nombreuses stars américaines, telles que Beyoncé, Jay-Z, Kim Kardashian, Leonardo DiCaprio, Rihanna, seraient les complices du rappeur. Toutes ces célébrités sont accusées d’avoir été complices de P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs, dans des affaires de viols, d’agressions sexuelles et de trafic sexuel impliquant plus d’une centaine de victimes, notamment lors de fêtes baptisées les « Freaks Offs ».
Une liste fictive créée par une intelligence artificielle
Cependant, il s’avère que cette liste est fausse. Selon le site Les Surligneurs, elle aurait très probablement été générée par une intelligence artificielle. Cette liste a commencé à circuler sur les réseaux sociaux depuis début octobre, suite à l’annonce de l’avocat des victimes de P. Diddy, affirmant qu’il dévoilerait un jour des noms d’autres personnes « puissantes » accusées d’agressions sexuelles, sans pour autant le faire à ce jour.
Cette annonce a déclenché une sorte de chasse aux sorcières sur les réseaux sociaux, où les internautes tentent de retrouver des photos de personnalités publiques ayant été en contact avec le rappeur pour les accuser de complicité. Des personnalités telles que Taylor Swift ou l’ancien président Barack Obama ont été injustement pointées du doigt. De plus, une fausse photo de Kamala Harris avec le rappeur, créée par une intelligence artificielle, a été largement partagée un mois avant l’élection présidentielle américaine, même par Donald Trump avant qu’il ne supprime son post.
Théorie du complot alimentée par l’affaire
Cette traque virtuelle s’explique en partie par l’ampleur de l’affaire P. Diddy et des accusations qui pèsent sur lui, mais aussi par la possibilité qu’elle alimente une théorie du complot. En effet, la justice américaine dépeint P. Diddy comme un « prédateur sexuel violent » ayant utilisé son empire musical pour orchestrer un système de trafic sexuel. Cette idée d’un système organisé autour du trafic sexuel résonne avec une théorie répandue selon laquelle l’élite démocrate, politique et culturelle américaine serait impliquée dans un vaste réseau pédocriminel.
Avec une affaire aussi médiatisée, les partisans de cette théorie du complot voient une confirmation de leurs croyances. Il est cependant difficile de distinguer la réalité d’une éventuelle organisation tentaculaire, surtout en pleine enquête avec toutes ses incertitudes. À ce jour, aucune liste officielle de complices potentiels n’a été divulguée, et le rappeur nie les accusations portées contre lui, se trouvant en détention provisoire.




