Lors du dernier Tour de France, de nombreuses voix se sont élevées pour critiquer une pratique nouvelle qui a fait son apparition. Bien que cette pratique ne soit pas répertoriée dans la liste des produits dopants, elle a suscité de vives controverses parmi les coureurs et les observateurs de la compétition.
Une conférence de presse controversée pour l’équipe UAE
Lors d’une conférence de presse le mardi 10 décembre, l’équipe UAE a fait parler d’elle en annonçant plusieurs décisions importantes pour la saison à venir. En plus de présenter son équipe pour l’année prochaine et de dévoiler une partie du programme de sa star Tadej Pogacar, la formation World Tour a annoncé qu’elle renonçait à l’utilisation du monoxyde de carbone, une pratique controversée utilisée pour mesurer les bienfaits de l’altitude sur ses coureurs. De plus, l’équipe a défendu cette pratique et dénoncé ce qu’elle qualifie de polémique « sensationnaliste ».
Des explications et une défense de la pratique
Jeroen Swart, coordinateur de la performance au sein de l’équipe, a pris la parole pour expliquer la décision de se passer du monoxyde de carbone. Il a notamment déclaré que cette pratique était standardisée et validée depuis une vingtaine d’années, utilisée par de nombreux sportifs pour mesurer la masse d’hémoglobine. Selon lui, il s’agit du moyen le plus précis pour quantifier les bienfaits de l’altitude. Il a également précisé que l’inhalation de monoxyde de carbone avait été employée pendant une période de 18 mois.
Ces explications interviennent après la révélation, cinq mois plus tôt, de l’utilisation de cette pratique par l’équipe UAE, mais aussi par d’autres équipes telles que Visma Lease a bike et Israel-Premier tech. Le site spécialisé Escape Collective avait expliqué que, en cas d’utilisation répétée, cette technique pourrait être détournée pour recréer les effets d’un effort en altitude et créer une hypoxie artificielle. Face à ces accusations, l’Union cycliste internationale (UCI) avait demandé à l’Agence mondiale antidopage (AMA) de se prononcer sur la légalité de cette pratique controversée.
Jeroen Swart a affirmé que le processus était désormais terminé et que les résultats avaient montré que les camps d’altitude de l’équipe étaient parfaitement adaptés à ses coureurs. Il a assuré qu’aucun test de ce type n’était prévu à l’avenir.




