Les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie ont un impact direct sur les transactions commerciales et le fonctionnement des sociétés.
Les tensions persistent entre Paris et Alger, exacerbées par les récentes déclarations des politiciens français sur l’accord de 1968 concernant les titres de séjour, ainsi que par l’arrestation de plusieurs influenceurs algériens en France. De plus, l’écrivain français Boualem Sansal reste emprisonné en Algérie.
La situation s’est fortement détériorée depuis l’été, suite au soutien de Paris au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, un territoire en conflit entre le Maroc et les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l’Algérie. Cette crise diplomatique a des conséquences sur les échanges commerciaux et les activités des entreprises françaises en Algérie, certaines étant au ralenti voire à l’arrêt.
Michel Bisac, président de la Chambre de commerce algéro-française, exprime sa colère face à la situation actuelle, appelant les politiques à plus de responsabilité pour éviter l’hystérie et les déclarations incendiaires. L’usine Renault à Oran, qui produisait autrefois jusqu’à 60 000 véhicules par an, est désormais à l’arrêt, avec moins de 3 000 véhicules sortis en deux ans.
Malgré la volonté de Renault de redémarrer, les autorisations nécessaires se font attendre en raison de la situation diplomatique tendue. Michel Bisac souligne l’importance de prendre conscience de la réalité de la relation franco-algérienne, soulignant qu’il est impossible de mettre fin brusquement à des échanges aussi importants.
Dans le secteur agroalimentaire, les importations de céréales françaises en Algérie ont chuté de manière significative, de même que celles de produits laitiers comme le lait en poudre. Cependant, après une période de fortes tensions, une tendance à l’apaisement se dessine, selon Jean Louis Levet, économiste et ancien haut responsable de la coopération franco-algérienne. Il insiste sur la nécessité de sortir progressivement de l’escalade actuelle.
Malgré les difficultés rencontrées dans certains secteurs, les importations de produits français ont augmenté de 7% l’année précédente, selon la chambre de commerce algéro-française. Jean Louis Levet souligne l’importance pour les sociétés civiles des deux pays de travailler ensemble, mettant en avant les collaborations déjà existantes entre Algériens et Français.
En conclusion, la relation franco-algérienne reste complexe, mais il est essentiel de chercher des solutions pour préserver les échanges économiques et commerciaux mutuellement bénéfiques. L’apaisement progressif et la coopération entre les deux pays semblent être la voie à suivre pour surmonter les tensions actuelles.



