Emploi seniors : Patronat et gouvernement font échouer négociation, selon CGT

Emploi des seniors : "Le patronat et le gouvernement se sont mis d’accord dans notre dos pour faire échouer la négociation", estime Sophie Binet (CGT)
          Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, était l’invitée des "4 Vérités", lundi 15 avril.

Le lundi 15 avril, Sophie Binet, qui occupe le poste de secrétaire générale au sein de la CGT, a été conviée à participer à l’émission intitulée « 4 Vérités ».

Réformes en cours : beaucoup d’annonces, peu de concrétisations selon la CGT

Le gouvernement semble multiplier les chantiers, que ce soit en matière d’assurance-chômage, d’emploi des seniors, de réforme de la fonction publique ou encore en abordant le tabou du licenciement des fonctionnaires. Cependant, pour Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, il y a un constat clair : « Surtout, il y a beaucoup d’annonces et assez peu de concrétisations. On a bien remarqué que le gouvernement n’a plus de majorité à l’Assemblée nationale et qu’il en est réduit à faire beaucoup de gesticulations dans la presse ».« Après la réforme des retraites qui nous a été imposée en force, on nous serine toujours la même musique : en nous disant qu’il faut faire des sacrifices pour satisfaire les agences de notation », ajoute-t-elle.

Emploi des seniors : un compromis impossible entre syndicats et patronat

Les organisations syndicales et patronales n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente concernant l’emploi des seniors. Selon Sophie Binet, « Le problème de cette négociation c’est que le patronat et le gouvernement se sont mis d’accord dans notre dos pour faire échouer la négociation. […] Le gouvernement y avait intérêt puisqu’il veut s’en servir de prétexte pour reprendre en main l’assurance-chômage. Et le patronat ne voulait pas faire de concessions aux organisations syndicales ».

Face à cette situation, la CGT a décidé de déposer un préavis de grève pour les JO de Paris 2024. Sophie Binet explique : « Nous avons des demandes très concrètes : la première c’est qu’il y ait des primes en contrepartie des contraintes particulières qui seront demandées aux salariés des JO et qu’il y ait des critères d’égalité pour ces primes. […] La deuxième chose c’est que nous demandons des réponses sur le logement et la prise en charge des enfants pour celles et ceux qui devront travailler pendant l’été et qui devront par exemple venir de province pour travailler à Paris ».

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