Bienvenue dans un établissement scolaire unique en son genre. En effet, à l’école Diwan de Carhaix-Plouguer, les élèves ont la particularité de tous parler breton. Malgré les cours classiques de français, d’anglais, d’espagnol, etc., l’enseignement est intégralement dispensé en breton. Cette initiative vise à préserver les traditions tout en favorisant l’ouverture vers d’autres cultures. Nous avons eu l’opportunité de nous rendre au sein de l’école Diwan de Carhaix-Plouguer pour découvrir de plus près le quotidien des élèves.
« On fait tous nos cours en langue bretonne », explique Maria, une enseignante. Dès la maternelle, les élèves suivent le même programme que celui de l’Éducation nationale, mais entièrement en breton. « On a des heures de français, d’anglais aussi à l’école, d’allemand et d’espagnol au collège, comme dans tout autre établissement », ajoute-t-elle. Les enseignants passent le même concours que ceux de l’Éducation nationale pour être instituteurs.
Malgré l’enseignement en breton, les élèves atteignent le même niveau que les autres en français. « On passe le concours de l’Éducation nationale aussi pour justement voir où en est le niveau. Et on a le même niveau que les autres », souligne Maria. Les enfants apprécient cette expérience unique, comme l’exprime un élève : « L’école, elle est fantastique! J’aime bien parler breton et… J’aime trop. Je trouve ça trop bien. »
## Transmission d’une langue et d’une culture ancestrales
Au-delà de l’apprentissage linguistique, l’école Diwan permet de transmettre une langue et une culture ancestrales. « Je trouve ça très intéressant de transmettre cette langue du territoire », dit Maria. « Ça sert à créer du lien entre les gens et ça va servir aussi à comprendre un peu tout ce qui nous entoure, de notre environnement quotidien, géographie… » Elle donne l’exemple du nom de la ville, Carhaix, qui vient du breton « Ahès », une déesse.
Izold, une ancienne élève de Diwan, mentionne : « Je me sens bretonne parce que je parle breton et que j’ai accès à la culture et à l’histoire. Et ce n’est possible à mon sens que par la langue. » Elle ajoute que parler breton l’a aidée à s’ouvrir sur le monde : « Être bien enracinée dans mon pays, dans mes origines, ça m’a donné envie de voyager, d’apprendre d’autres langues. »




