Discrimination chez les immigrés de 2ème génération : Insee 2024

Le sentiment de discrimination persiste voire augmente à la deuxième génération d'immigrés, d'après l'Insee
          L'Institut national de la statistique et des études économiques a publié jeudi le portrait social de la France en 2024.

Jeudi dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques a dévoilé le tableau détaillé de la situation sociale en France pour l’année 2024.

Intégration et discrimination des descendants d’immigrés en France en 2024

Une récente étude de l’Insee publiée le 21 novembre met en lumière le sentiment persistant de discrimination chez la deuxième génération d’immigrés en France. Selon cette étude, les enfants d’immigrés originaires d’Afrique ou d’Asie déclarent être plus discriminés que leurs aînés, tandis que les descendants d’immigrés européens se sentent moins discriminés que les immigrés européens.

Malgré une meilleure intégration socio-économique en termes d’éducation, d’emploi, de logement et de conditions de vie, les descendants d’immigrés hors Europe font face à des discriminations et du racisme. Plus diplômés, ils sont plus sensibles aux inégalités et déclarent davantage subir des discriminations, en particulier ceux d’origine africaine ou maghrébine, ou de confession musulmane.

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Ces discriminations commencent dès l’école, où les descendants d’immigrés non-européens sont plus souvent maltraités lors de l’orientation en raison de leur origine ou de leur couleur de peau. Ce racisme précoce augmente le risque de subir des discriminations tout au long de leur vie.

L’étude souligne également le sentiment persistant de ne pas être considéré comme un Français à part entière, souvent renvoyé à leurs origines. Ce « déni de la qualité de Français » concerne davantage les descendants d’immigrés d’origines asiatique et africaine que les descendants d’immigrés européens de la deuxième génération.

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