Discrimination à l’embauche : recours possibles et chiffres alarmants.

Travail : que faire lorsque l'on est victime d'une discrimination à l’embauche ?
          De nombreux recours existent lorsque l'on a le sentiment de ne pas avoir été embauché dans une entreprise pour des critères fantaisistes. D'après le Medef, près d’un Français sur deux estime qu’il pourrait être victime de discrimination.

Il existe de nombreuses possibilités de recours en cas de ressenti de discrimination lors d’un processus de recrutement. Selon une étude du Medef, presque la moitié des Français pense qu’ils pourraient être victimes de discrimination lors de leur recherche d’emploi.

En quête d’un nouvel emploi : attention aux discriminations

En postulant pour un nouvel emploi, il est parfois frustrant de se retrouver écarté du processus de recrutement pour des raisons qui n’ont rien à voir avec nos compétences professionnelles. Cela peut être le signe d’une discrimination à l’embauche, un phénomène contre lequel près d’un Français sur deux estime pouvoir être victime, selon un récent baromètre publié par le Medef.

Une discrimination se caractérise par un traitement défavorable basé sur l’un des 25 critères établis par la loi, tels que l’âge, l’origine, le sexe, l’état de santé, l’apparence physique ou la religion. Elle peut se manifester dans différentes sphères de la vie quotidienne, que ce soit lors de la recherche d’un logement, où un propriétaire refuse de louer à une personne, ou dans le milieu professionnel, où un employeur entrave la progression d’un salarié en raison de son souhait d’avoir un enfant. Selon le baromètre du Medef, 28% des individus pensent ainsi pouvoir faire l’objet d’une discrimination au sein de leur entreprise, tandis que l’Insee révèle qu’en 2021, 9% des travailleurs déclaraient avoir été victimes de traitements inégalitaires liés notamment au sexe et à l’état de santé. Quelle que soit la situation, de tels comportements sont illégaux.

L’importance des preuves

En cas de suspicion de discrimination, il est essentiel de rassembler des preuves tangibles telles que des témoignages, des échanges écrits ou des documents professionnels. Il est possible de se tourner vers la plateforme antidiscriminations.fr mise en place par le Défenseur des droits, ou d’appeler le 3928 pour être mis en relation avec des juristes. Il est également recommandé de contacter une association spécialisée dans la lutte contre les discriminations.

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Une fois les preuves réunies, en cas de discrimination liée à l’emploi, que ce soit lors du recrutement ou pendant l’exercice d’une activité professionnelle, il est possible de saisir le Conseil des prud’hommes. Pour un salarié, cela peut signifier contester une décision de l’employeur, comme un licenciement abusif, afin d’obtenir éventuellement sa réintégration. En cas de discrimination à l’embauche, la victime peut également réclamer des dommages et intérêts. Il existe également un recours pénal qui vise à faire condamner l’employeur si les faits de discrimination sont avérés. Dans ce cas, il est nécessaire de déposer une plainte, pouvant entraîner des sanctions pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 225 000 euros d’amende pour une personne morale. La victime peut engager simultanément une procédure devant les prud’hommes et une procédure pénale.

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