Le lieu a dû fermer ses portes jusqu’au début de la semaine prochaine suite à une altercation violente entre deux individus et des membres du personnel soignant, causant des blessures à plusieurs d’entre eux.
Des violences inacceptables à l’Hôpital privé des Pays de Savoie
Marie Chablin, directrice déléguée de l’Hôpital privé des Pays de Savoie (HPPS) à Annemasse, a exprimé sa consternation face à un niveau extrême de violences à l’encontre du personnel de l’établissement. En effet, l’hôpital a été fermé jusqu’à lundi matin suite à l’agression de deux hommes envers les soignants le mercredi 8 janvier.
Selon Marie Chablin, cette agression inexplicable a profondément choqué l’équipe soignante de l’hôpital, qui compte 250 lits et accueille environ une centaine de consultations aux urgences chaque jour. Les soignants ne devraient pas être confrontés à de telles situations et il est primordial de les soutenir dans ce contexte de violences inadmissibles.
Sept soignants blessés lors de l’agression
L’incident s’est déroulé lorsque deux individus, un patient en attente sur un brancard pour une suspicion de traumatisme crânien et son accompagnant, se sont plaints d’un temps d’attente jugé trop long. L’accompagnant est entré dans le service et a agressé verbalement puis physiquement une infirmière après un quart d’heure d’attente, avant d’être rejoint par la personne sur le brancard. Les autres professionnels de santé sont intervenus pour protéger leur collègue et ont été agressés à leur tour par les deux hommes, qui ont ensuite pris la fuite en voiture.
Au total, sept soignants sur les 14 impliqués dans l’agression ont été blessés. Alexandre De Oliveira, responsable des urgences, a déploré les conséquences physiques et psychologiques de cette attaque. Il a souligné que ses collègues étaient profondément affectées sur le plan mental et psychologique, en plus des blessures physiques. Gérer le stress et l’agressivité fait partie intégrante de leur métier, mais malheureusement, dans ce cas précis, la situation a dégénéré en violence physique.
Il est essentiel de condamner fermement de tels actes de violence envers les soignants, qui sont en première ligne pour prendre soin des patients et méritent d’être respectés et protégés dans l’exercice de leur métier.




