Décès d’Agnes Keleti, doyenne championne olympique 103 ans

La doyenne mondiale des championnes olympiques, Agnes Keleti, est morte à l'âge de 103 ans
          Quintuple médaillée d'or olympique au parcours exceptionnel, cette infatigable sportive née le 9 janvier 1921 avait fui la Hongrie en 1944.

Gagnante de cinq médailles d’or aux Jeux Olympiques et athlète hors pair, cette sportive infatigable, née le 9 janvier 1921, a quitté la Hongrie pendant l’occupation par le IIIe Reich en 1944.

Une légende de l’olympisme. Agnes Keleti, gymnaste hongroise et la plus ancienne championne olympique encore en vie, est décédée le jeudi 2 janvier à l’âge de 103 ans, comme l’a annoncé son attaché de presse. Elle est décédée à Budapest, après avoir été hospitalisée la semaine précédente en raison d’une pneumonie, à quelques jours de son 104e anniversaire.

Connue pour ses cinq médailles d’or olympiques et son parcours exceptionnel, Agnes Keleti est née le 9 janvier 1921 et a mené une vie extraordinaire. Elle a remporté un total de dix médailles olympiques, dont cinq aux Jeux olympiques d’Helsinki (1952) et de Melbourne (1956), toutes après avoir dépassé l’âge de 30 ans. À l’époque, la Hongrie était derrière le rideau de fer, sous l’influence soviétique. Elle avait déclaré en 2016 à l’AFP : « J’ai fait du sport non pas parce que cela me faisait du bien mais pour voir le monde ».

Une miraculée de la déportation en 1944

Intégrée à l’équipe nationale en 1939, Agnes Keleti, reine des enchaînements, s’est rapidement vue interdire toute activité sportive en raison de ses origines juives. Après l’invasion de la Hongrie par le IIIe Reich en mars 1944, elle a échappé à la déportation en obtenant de faux documents et en prenant l’identité d’une jeune chrétienne, en échange de tous ses biens.

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Alors qu’elle se cachait à la campagne, elle travaillait comme domestique mais trouvait le temps de s’entraîner en secret sur les rives du Danube. Pendant ce temps, son père et plusieurs membres de sa famille ont été déportés et exterminés à Auschwitz, tandis que sa mère et sa sœur ont été sauvées grâce au diplomate suédois Raoul Wallenberg.

Comme de nombreux athlètes hongrois, Agnes Keleti n’est pas retournée en Hongrie après les Jeux olympiques de Melbourne en 1956, qui ont eu lieu quelques semaines après l’échec du soulèvement antisoviétique en Hongrie. Elle s’est installée en Israël et n’est revenu en Hongrie qu’en 2015, de manière permanente.

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