Le piratage des distributeurs de billets, l’utilisation d’autocollants avec des QR codes frauduleux sur les parcmètres, ainsi que l’envoi de courriers postaux incitant à effectuer des paiements sont autant de techniques employées par les hackers pour mener à bien leurs attaques. Ces actions démontrent l’évolution des stratégies des cybercriminels qui exploitent désormais des supports matériels pour parvenir à leurs fins.
Les cybercriminels intensifient leurs attaques dans la vie réelle
Il y a quelques années, les escrocs ont commencé à utiliser une technique appelée « skimming » pour voler les informations de cartes de crédit. En plaçant des boîtiers en plastique sur les distributeurs automatiques de billets, ils ont pu copier les données des cartes et enregistrer les codes confidentiels. Ainsi, en quelques secondes, les fraudeurs pouvaient cloner les cartes de paiement.
Aujourd’hui, les pirates informatiques cherchent à maximiser leur rentabilité en multipliant les attaques physiques. Ils ciblent les consommateurs dans leur vie quotidienne pour mener leurs activités criminelles.
Des stickers avec de faux QR codes sur les parcmètres niçois
En octobre 2024, des autocollants ressemblant à des QR codes ont été apposés sur au moins 161 horodateurs à Nice. Les automobilistes étaient incités à se connecter à un faux service PayByPhone en scannant le code avec leur smartphone. En réalité, ils se retrouvaient sur un site frauduleux qui ressemblait trait pour trait à celui officiel. En fournissant leurs informations de carte bancaire, les victimes étaient piégées. Les pirates misent sur la confiance des consommateurs pour obtenir leurs données personnelles.
Ce n’est pas tant la technologie utilisée qui compte que la mise en scène
Mi-novembre 2024, MétéoSuisse a lancé une alerte concernant une arnaque par courrier. Des citoyens suisses ont reçu un courrier officiel leur demandant de télécharger une application via un QR code fourni. Le message était imprimé à l’en-tête de l’Office fédéral de météorologie et de climatologie, MétéoSuisse, pour inspirer confiance. En réalité, il s’agissait d’un logiciel malveillant qui récupérait les données de connexion de nombreuses applications, y compris des services bancaires.
Comment se prémunir contre ces modes opératoires
La vigilance et le contrôle sont essentiels pour se protéger contre les escroqueries. Il est important de ne pas réagir dans la précipitation face à un message suspect et de prendre le temps d’analyser la situation. En cas de doute, il est conseillé de contacter l’organisme concerné par un autre moyen de communication pour vérifier la légitimité de la demande. Un suivi régulier des comptes bancaires permet également de repérer les prélèvements frauduleux et de les signaler à sa banque.
La plateforme Cybermalveillance.gouv.fr propose des conseils pratiques et des actions à entreprendre en cas d’escroquerie en ligne, notamment lors d’opérations d’hameçonnage.




