Le vendredi 19 juillet, une foule de manifestants s’est rassemblée pour protester contre les mégabassines. Malgré l’interdiction de regroupement émise par la préfecture, les autorités redoutent des affrontements, un an après les troubles survenus lors des manifestations à Sainte-Soline.
Les opposants aux mégabassines se mobilisent à Melle
Les opposants aux mégabassines ont entamé leur marche le vendredi 19 juillet. La garde républicaine les a laissés avancer avant de les arrêter brusquement. Certains manifestants ont décidé de couper à travers les champs, tandis que d’autres se sont installés sur le bord de la route. L’objectif était de converger vers un lieu de pique-nique où plusieurs milliers de manifestants opposés aux grandes retenues d’eau étaient attendus.
La Coordination rurale, pro-bassines, également présente
Des mesures de sécurité importantes ont été mises en place. Les forces de l’ordre craignaient notamment que des centaines de black blocs infiltrent le cortège. Cependant, les militants étaient déterminés. À quelques kilomètres de là, un campement appelé « le village de l’eau » avait été installé à Melle (Deux-Sèvres) depuis plusieurs jours, regroupant entre 5 000 et 7 000 personnes. Ces manifestants réclamaient un moratoire sur les mégabassines. La Coordination rurale, en faveur des bassines, avait également fait entendre sa voix. La présence des observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme rappelait les manifestations de Sainte-Soline, marquées par des violences, survenues 16 mois plus tôt. Les forces de l’ordre ont saisi 1 400 objets tranchants, des boules de pétanque et des produits inflammables.




