Samedi après-midi, un accident a eu lieu impliquant deux tramways qui sont entrés en collision. Les conducteurs ont été fortement choqués par cet événement et une équipe de soutien psychologique a été mise en place pour les aider à surmonter cette épreuve.
Deux jours après la collision entre deux tramways à Strasbourg (Bas-Rhin), le bilan final s’élève à 68 blessés et le parquet a écarté toute intention délibérée de collision, selon les premiers éléments de l’enquête. Emmanuel Auneau, directeur général de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), a fait le point sur la situation lors de son passage sur France Bleu Alsace le lundi 13 janvier.
Deux tramways sont entrés en collision samedi après-midi. Un premier tramway a heurté un second tramway en reculant à grande vitesse, sous le tunnel de la gare centrale. La conductrice du tramway qui a reculé est indemne physiquement mais choquée. Elle a été prise en charge et hospitalisée, et selon les informations d’Emmanuel Auneau, elle était toujours à l’hôpital dimanche soir.
Le conducteur du tramway qui était à l’arrêt est également indemne physiquement mais choqué. Il a pu rentrer chez lui pendant le week-end. Une cellule psychologique a été mise en place pour les employés de la compagnie.
### Deux enquêtes en cours
« Deux enquêtes sont en cours », rappelle Emmanuel Auneau. L’enquête judiciaire menée par des officiers de police judiciaire vise à déterminer les éventuelles responsabilités et a déjà écarté la possibilité d’un acte volontaire. Une seconde enquête, plus technique, menée par les experts du bureau enquêtes et analyses des transports terrestres a débuté dès samedi soir, selon le directeur de la CTS.
Concernant les circonstances de l’accident, le tramway s’est retrouvé à l’arrêt en pente, ce qui est normal lorsqu’un autre tramway est en face. Il devait redémarrer en côte, ce qu’il n’a pas réussi à faire. Les deux tramways sont toujours immobilisés dans le tunnel afin de reconstituer précisément ce qu’il s’est passé. Les enquêteurs examinent toutes les traces sur les rails et les installations dans le tunnel.
Ensuite, les enquêteurs analyseront toutes les données techniques enregistrées par le tramway, telles que le bon fonctionnement des freins, les actions du conducteur, et le comportement de la rame. Certaines rames ne sont pas équipées d’un dispositif empêchant la marche arrière, comme celle impliquée dans l’accident. Cette rame datant des années 2000 était conforme pour circuler sur le réseau.
### « Pas de problème d’aiguillage »
Samedi, la circulation des tramways était perturbée en raison d’une manifestation en centre-ville. Le réseau était coupé et les tramways devaient faire demi-tour en utilisant un aiguillage pour changer de direction. L’aiguillage a fonctionné correctement, selon Emmanuel Auneau.
Les lignes de tram A et D sont interrompues sur une partie de leur trajet jusqu’à nouvel ordre, car les tramways sont toujours immobilisés sous le tunnel. Des bus de substitution ont été mis en place. Les syndicats réclament la tenue d’un CSE mardi matin pour échanger avec la direction et les techniciens afin de comprendre les circonstances de l’accident.




