Chute de la production mondiale de vin : conséquence du dérèglement climatique, la France en tête

La chute de la production mondiale de vin est une "conséquence directe du dérèglement climatique", selon le président des Vignerons indépendants
          La production mondiale de vin est revenue à son niveau de 1961 en raison des "conditions environnementales extrêmes" qui ont frappé aussi bien l'hémisphère Nord que l'hémisphère Sud. La France s'arroge toutefois la première place, et de loin.

La production viticole à l’échelle mondiale a chuté cette année pour atteindre des niveaux comparables à ceux enregistrés en 1961, principalement en raison des conditions climatiques extrêmes qui ont touché à la fois l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud. Malgré cette baisse significative, la France reste en tête du classement des pays producteurs de vin, avec une avance considérable sur ses concurrents.

La baisse de la production mondiale de vin

Selon Jean-Marie Fabre, président du syndicat des Vignerons indépendants et viticulteur à Fitou, dans l’Aude, la chute de la production mondiale de vin en 2023 est directement liée au dérèglement climatique. En effet, la production a diminué de 10%. Cependant, la France devient le premier producteur de vin au monde, avec 48 millions d’hectolitres, soit une augmentation de 4% par rapport à l’année précédente.

Cependant, selon Jean-Marie Fabre, il existe de grandes disparités entre les différents terroirs. Par exemple, le Roussillon, l’Aude et l’Hérault ont vu leur production diminuer de 30%. Ces pertes sont dues à divers événements climatiques tels que la sécheresse, le gel, la grêle ou les excès d’eau, non seulement dans ces départements mais également dans le monde entier.

À LIRE  Vieilles Charrues 2025 : Sex Pistols, Damso et Alanis Morissette en tête d'affiche

Un plan Marshall pour protéger le vignoble

Le président des Vignerons indépendants réclame un véritable plan Marshall pour accompagner le secteur viticole face au dérèglement climatique et protéger le vignoble. Il estime qu’il est nécessaire d’investir dans des techniques pour faire face aux aléas climatiques, ce qui demande des moyens financiers conséquents.

Pour lui, il ne s’agit pas d’un repli, mais bien d’un investissement pour rendre le vignoble plus durable, performant et pour protéger le secteur à long terme. Il affirme que l’État économisera des dépenses liées aux conséquences des dérèglements climatiques en investissant en amont pour protéger le secteur viticole.

Retour en haut