Fondée il y a environ 75 ans, la marque EB est reconnue pour sa fabrication de chaussons d’escalade adaptés à tous les niveaux de pratique. Elle mise sur le développement croissant des salles d’escalade pour assurer sa pérennité et sa prospérité.
En 1950, Pierre Allain, un grimpeur parisien, et Edouard Bourdonneau, un bottier, ont collaboré pour créer le premier chausson d’escalade. Leurs premiers tests ont été réalisés sur les blocs de Fontainebleau, situés près de Paris.
La marque déposée a finalement été réduite aux initiales de l’artisan, EB, qui est aujourd’hui reconnu comme un acteur majeur du secteur de l’escalade.
De plus en plus de salles et de pratiquants
Au cours des dernières années, le nombre de salles d’escalade a considérablement augmenté. Frédéric Tuscan, ancien champion du monde d’escalade et actuel PDG de 9A Climbing (qui commercialise les chaussons EB), témoigne : « Notre chiffre d’affaires double tous les trois ans. » En France, 300 000 paires de chaussons EB se vendent chaque année.
La popularité de l’escalade a commencé à croître dans les années 70. Selon Frédéric Tuscan, cette période a marqué « l’émancipation de l’escalade par rapport à la montagne. Jusqu’alors, tout était un peu confondu. »
L’entrepreneur est curieux de voir si les Jeux de Paris, lors desquels l’escalade sera une discipline olympique pour la deuxième fois après Tokyo en 2021, auront un impact sur la pratique. Il pense que si les Jeux sont un succès, cela incitera les parents à acheter des chaussons pour leurs enfants afin qu’ils commencent l’escalade à la rentrée.
Fabriquer des chaussons plus verts
Un autre défi pour l’avenir est l’écologie. Frédéric Tuscan explique : « Actuellement, nous en sommes à la phase 1, avec 25% de matières recyclées. La phase 2 prendra plus de temps et comprendra l’incorporation de matériaux biosourcés. Par exemple, en remplaçant les plastiques de l’industrie pétrochimique par des plastiques issus de la végétation. »




