CFDT : Assurance-chômage excédentaire, pas une variable budgétaire

L'assurance-chômage ne peut pas être "une variable d'ajustement budgétaire", s'indigne la CFDT
          Alors que le régime de l'assurance-chômage est excédentaire, "on voudrait nous faire croire que baisser l'indemnisation des chômeurs réduirait le déficit, ce n'est pas sérieux" pointe Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT.

Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT, souligne que malgré l’excédent du régime de l’assurance-chômage, certaines personnes essaient de faire croire que la réduction de l’indemnisation des chômeurs permettrait de réduire le déficit, ce qui n’est pas une proposition sérieuse. Selon lui, il est important de trouver des solutions plus efficaces et justes pour gérer les finances de l’assurance-chômage sans pénaliser les demandeurs d’emploi.

Une stigmatisation des chômeurs qui fait du mal à tout le monde

Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT, a réagi sur franceinfo jeudi 28 mars aux annonces de Gabriel Attal sur une nouvelle réforme de l’assurance-chômage. Selon lui, il y a une véritable stigmatisation des chômeurs qui affecte tout le monde. Il souligne que le chômage est une situation qui est subie et non choisie par les personnes concernées.

Pour le responsable syndical, l’assurance-chômage ne doit pas être utilisée comme variable d’ajustement budgétaire. Il affirme que le régime d’assurance-chômage est excédentaire actuellement et dénonce l’idée selon laquelle réduire l’indemnisation des chômeurs permettrait de réduire le déficit. Il conteste également l’idée selon laquelle dégrader les conditions de vie des chômeurs faciliterait leur retour à l’emploi.

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La CFDT demande une étude d’impact sur les réformes précédentes

Avant d’entamer des négociations pour une nouvelle réforme de l’assurance-chômage, Olivier Guivarch souhaite qu’une étude d’impact soit réalisée pour évaluer les conséquences des deux premières réformes menées sous la présidence d’Emmanuel Macron. Selon lui, ces réformes ont accru la précarité des moins de 25 ans et des chômeurs enchaînant les contrats courts, souvent avec des qualifications inférieures au baccalauréat.

Le secrétaire général de la CFDT remet en question le calendrier de cette nouvelle réforme, notamment étant donné que les partenaires sociaux ont signé un accord à la fin de l’année dernière qui n’a toujours pas été agréé.

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