Censure film Queer Turquie: le cinéaste Luca Guadagnino critique interdiction projection festival Istanbul

Le cinéaste italien Luca Guadagnino critique la "censure" de son film "Queer" en Turquie
          Les autorités turques ont interdit début novembre une projection de son long-métrage, prévue en ouverture d'un festival de cinéma à Istanbul.

Au début du mois de novembre, les autorités turques ont décidé d’interdire la diffusion du film réalisé par Ayse Polat, qui devait être projeté en ouverture d’un festival de cinéma à Istanbul. Cette décision a suscité de vives réactions dans le milieu du cinéma et de la culture en Turquie, mettant en lumière les tensions entre les artistes et le gouvernement. Cette censure a soulevé des questions sur la liberté d’expression dans le pays et a ravivé le débat sur la place de l’art dans la société turque contemporaine.

« Une censure obtuse », selon Luca Guadagnino

Le célèbre cinéaste italien Luca Guadagnino a vivement critiqué la récente interdiction de son film « Queer » en Turquie. Il a déclaré être prêt à lutter contre toute institution cherchant à restreindre la liberté du cinéma. Ces propos ont été tenus en marge du festival du film de Marrakech, où Guadagnino était présent.

Les autorités turques ont en effet interdit la projection de son long-métrage début novembre, prévue lors de l’ouverture d’un festival de cinéma à Istanbul. La raison avancée était que le film contenait un contenu jugé provocateur, susceptible de perturber l’ordre public. Les organisateurs ont décidé d’annuler l’événement en signe de protestation.

Daniel Craig dans le rôle principal

« Queer », inspiré d’un roman du même nom de William S. Burroughs, raconte les péripéties mêlant sexe, drogue et alcool d’un Américain interprété par l’ancien James Bond, Daniel Craig, qui tombe amoureux d’un jeune compatriote dans le Mexico City de l’après-guerre. Face à la polémique, Luca Guadagnino s’est interrogé sur le fait que les autorités turques aient réellement vu le film ou s’ils se basaient simplement sur des résumés sensationnalistes de certains journalistes.

« J’espère sincèrement qu’ils pensent que le sujet du film pourrait bouleverser la société. Cela signifierait que ma foi en la puissance du cinéma est justifiée et non fantaisiste », a ajouté le réalisateur de « Call me by your name ».

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