À partir de ce lundi et jusqu’au 20 décembre, un procès se tient à Avignon pour juger 51 hommes accusés de viols aggravés. L’homme au centre de cette affaire, Dominique Pélicot, est accusé d’avoir planifié et enregistré les viols répétés de son épouse par des hommes recrutés via un site de rencontres, sur une période de dix ans.
Un procès hors norme pour une affaire innommable
Lundi 2 septembre, s’ouvre au palais de justice d’Avignon le procès d’une affaire choquante. Pendant quatre mois, 51 hommes, parmi lesquels Dominique Pélicot, un septuagénaire, seront jugés par la cour criminelle départementale. Antoine Camus, l’un des avocats de Gisèle, une des victimes, témoigne de la colère et de la dévastation de sa cliente.
Des révélations troublantes
Tout a commencé le 12 septembre 2020, lorsque Dominique Pélicot a été arrêté pour avoir filmé sous les jupes de clientes dans un supermarché. Cette arrestation a conduit à une perquisition à son domicile, révélant des faits bien plus graves. En effet, sa femme Gisèle, qui le croyait bienveillant et attentionné, a découvert que son mari l’avait droguée pendant des années avec du Temesta, un anxiolytique puissant. Celui-ci aurait ensuite fait venir des hommes pour abuser d’elle, tout en filmant ces actes répugnants. Au total, Gisèle aurait subi 92 viols entre 2011 et 2020.
« Ils entraient à pas feutrés »
Gisèle, confrontée à la révélation de ces actes odieux, a dû se confronter à des preuves accablantes, telles que des photos et vidéos pornographiques retrouvées lors des perquisitions. Les enquêteurs ont mis en lumière un mode opératoire bien orchestré, avec des hommes recrutés via des sites spécialisés pour abuser de la victime. Certains accusés ont reconnu les faits, tandis que d’autres affirment avoir cru à un jeu sexuel consenti.
Des trous de mémoire incompréhensibles
Les médecins ont constaté chez Gisèle des trous de mémoire inexplicables, des épisodes d’amnésie et une grande fatigue persistante. Son entourage a également remarqué des signes de malaise et de confusion. Malgré des consultations médicales et des examens, aucune anomalie n’a été trouvée, jusqu’à la révélation des agissements de son mari.
Des hommes bien insérés dans la société
Parmi les accusés, on retrouve des hommes de tous horizons, bien insérés dans la société. Certains reconnaissent les faits, d’autres tentent de se disculper en affirmant ne pas avoir su que Gisèle était droguée. L’avocat de la victime souligne l’importance du procès pour que justice soit rendue et que la vérité éclate au grand jour.
Gisèle, après avoir quitté le Vaucluse pour se reconstruire loin des regards, se prépare à affronter ses agresseurs lors du procès. Grâce au soutien de sa famille, elle a retrouvé espoir et la volonté de se reconstruire après des années de calvaire.




