La période de la rentrée scolaire est souvent synonyme de lourdes dépenses pour de nombreuses familles. Entre les frais d’inscription, les impôts à rattraper, la taxe foncière à régler, les finances peuvent rapidement devenir un vrai casse-tête. C’est pourquoi il est important de suivre les conseils avisés de Fanny Guinochet pour gérer au mieux son budget et éviter les mauvaises surprises.
Solutions pour régler les frais en cette période délicate de rentrée
En cette période délicate de rentrée, il arrive parfois que les salaires ne suffisent pas à couvrir tous les frais, que ce soit la scolarité, les impôts ou les abonnements. Face à cette situation, quelles solutions peuvent être envisagées ? Fanny Guinochet nous livre son analyse.
Les avances ou acomptes sur salaires pour éviter les découverts
franceinfo : Une solution existe pour éviter les découverts à la banque, ce sont les avances ou acomptes sur salaires ?
Fanny Guinochet : Il est possible de demander à son employeur de percevoir de l’argent avant la fin du mois. Deux options s’offrent alors à vous : bénéficier d’un paiement anticipé d’une partie de votre salaire pour des heures de travail qui n’ont pas encore été effectuées, ce que l’on appelle l’avance sur salaire, ou bien demander un acompte sur le salaire pour un travail déjà réalisé. Dans ce cas, la somme de l’acompte est calculée en fonction des heures déjà accomplies, avant l’établissement de la fiche de paie.
Généralement, l’acompte est versé autour du 15 du mois en cours, et il est déduit du montant du salaire mensuel net à la fin du mois. Tous les salariés, qu’ils soient en CDD ou en CDI, ont le droit de demander un acompte ou une avance, sans avoir à justifier leur demande.
Est-ce que l’employeur peut refuser ?
Oui, l’avance sur salaire n’étant pas un droit prévu par le Code du travail, l’employeur peut refuser cette demande, considérant qu’il s’agit d’un prêt accordé à sa discrétion.
Et l’acompte sur salaire ?
C’est différent car l’acompte est encadré par le Code du travail et l’employeur est tenu d’accepter la demande d’acompte, à condition que ce soit la première demande du mois et que le montant ne dépasse pas la moitié du salaire. Si une seconde demande d’acompte est formulée après en avoir déjà obtenu un, l’employeur peut la refuser. Il est possible de verser l’acompte en espèces, mais dans la limite de 1500 euros.




