Selon Philippe Laurent, il est primordial de se pencher sur les raisons qui poussent les employés à s’absenter et de travailler sur l’amélioration des conditions de travail.
Philippe Laurent, maire de Sceaux, exprime ses inquiétudes concernant les nouvelles règles sur les arrêts maladie dans la fonction publique
Philippe Laurent, maire de Sceaux, vice-président de l’Association des maires de France (AMF) et président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (Csfpt), a partagé ses préoccupations concernant les nouvelles règles envisagées par le gouvernement concernant les arrêts maladie dans la fonction publique. Il estime que ces règles pourraient appauvrir les agents concernés.
Lors d’une interview sur franceinfo le lundi 28 octobre, il a souligné que les revenus dans la fonction publique territoriale sont très bas, se situant entre une et 1,5 fois le Smic pour les trois quarts des employés. Selon lui, les nouvelles règles proposées par le gouvernement représentent un véritable enjeu et pourraient entraîner une paupérisation de cette population qui ne pourrait pas supporter une réduction de revenus en cas de maladie ordinaire.
« Rechercher les causes »
Le gouvernement prévoit d’allonger le temps de carence des arrêts maladies dans le secteur public et de limiter leur rémunération à 90% au lieu de 100% actuellement. Cette décision est justifiée par une augmentation de l’absentéisme dans la fonction publique. Philippe Laurent réagit en soulignant qu’il est essentiel de rechercher les causes de cet absentéisme, telles que l’allongement de l’âge de départ à la retraite ou le vieillissement de la population.
Il insiste sur le fait que ce sont les médecins qui prescrivent les arrêts de travail et non les employeurs ou les agents eux-mêmes. Il souligne également que si l’on considère que les arrêts de travail sont trop facilement accordés aux agents publics, il faut le signaler. Interrogé sur les solutions à mettre en place pour remédier à ces absences, il mentionne que les employeurs territoriaux ont proposé diverses mesures au fil des années, telles que l’amélioration des conditions de travail ou la possibilité de reconversion pour les métiers ne pouvant être exercés à un âge avancé. Cependant, il déplore le manque de textes nécessaires pour accélérer de telles démarches.




