Suite à une blessure subie lors d’une partie de chasse, un animal a été secouru par une famille. Cependant, les autorités judiciaires considèrent qu’il constitue une menace pour la santé publique.
Appel à la libération de Toto
Un grand nombre de défenseurs de la cause animale se sont réunis devant la fourrière animale d’Arras (Pas-de-Calais) pour exprimer leur opposition à l’euthanasie prévue pour un sanglier nommé Toto. Ce sanglier avait été recueilli par une famille après avoir été blessé lors d’une chasse en octobre dans l’Aisne.
Cependant, des soupçons ont été émis quant à une possible infection de Toto par la maladie d’Aujeszky, également appelée rage porcine, ce qui a conduit la justice à considérer l’animal comme un danger sanitaire. En dépit d’une décision du tribunal judiciaire d’Arras en juin s’opposant à l’euthanasie, le parquet a interjeté appel et la cour d’appel de Douai doit rendre sa décision le vendredi à 14 heures.
Pétitions de soutien
Selon les associations, les analyses concernant Toto sont contradictoires et ne démontrent aucun danger réel. Afin d’éviter la mort du sanglier, la ville de Charleville-Mézières s’est portée volontaire pour l’accueillir dans son parc municipal. Le maire d’Arras, Frédéric Leturque, a même sollicité la présidente de la cour d’appel de Douai pour empêcher l’euthanasie de l’animal.
Toto a été nommé en référence au film « Va, Toto ! » de Pierre Creton, relatant l’histoire d’un sanglier échappant à une battue en Normandie. Plusieurs pétitions s’opposant à l’euthanasie de Toto ont recueilli plus de 132 000 signatures jeudi, selon les associations.




