Le gouvernement envisageait de réduire de 20% le financement de l’Agefiph dans le cadre du projet de loi de finances qui sera soumis au vote le 19 novembre prochain. Cette diminution budgétaire fait partie des mesures proposées par l’exécutif pour l’année à venir.
Un amendement adopté pour maintenir les ressources de l’Agefiph
Un groupe de députés Ensemble pour la République a réussi à faire adopter un amendement en commission des Finances à l’Assemblée nationale le samedi 19 octobre. Cet amendement vise à maintenir les ressources de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2025 prévoyait une diminution de 20% du budget de l’Agefiph. Cependant, l’adoption de cet amendement n’a pas encore de conséquences concrètes, car les députés vont reprendre le texte initial pour le débat en séance, débutant le lundi soir.
Le député (EPR) David Amiel s’est réjoui de cette adoption sur les réseaux sociaux, soulignant que la baisse envisagée du budget de l’Agefiph était inacceptable. L’amendement a été soutenu par 12 députés d’Ensemble pour la République, dont Thomas Cazenave, Jean-René Cazeneuve, Benjamin Dirx, Daniel Labaronne, Constance Le Grip, Mathieu Lefèvre, Denis Masséglia, Nicolas Metzdorf, Charles Rodwell, Charles Sitzenstuhl et Éric Woerth.
Economies perçues comme une injustice
Depuis le début de la semaine, plusieurs associations et élus parlementaires, y compris dans le camp présidentiel, ont vivement critiqué la réduction prévue des ressources de l’Agefiph dans le PLF 2025. Actuellement financée par les pénalités des entreprises ne respectant pas les quotas d’embauche de personnes handicapées, l’association aurait vu son budget diminuer de 20% en raison d’un plafonnement prévu par le pouvoir exécutif.
David Amiel, membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a plaidé pour une accélération des mesures en faveur de l’insertion professionnelle des personnes handicapées, soulignant que c’était non seulement une nécessité sociale, mais également une question de bon sens économique et budgétaire.




