Airbus réorganise pour réduire coûts de production, Boeing licencie

Aéronautique :  Airbus se réorganise pour réduire ses coûts de production
          Alors que l’américain Boeing annonce un plan de licenciement de 17 000 personnes, l’européen Airbus taille dans ses frais de fonctionnement. L’objectif est de se concentrer sur les cadences de production.

Alors que Boeing, une entreprise américaine, prévoit de licencier 17 000 employés, son concurrent européen Airbus prend des mesures pour réduire ses dépenses opérationnelles. L’objectif de cette démarche est de prioriser les cadences de production.

Le projet « Lead » d’Airbus pour alléger son fonctionnement

Airbus a récemment dévoilé son plan interne appelé « Lead ». Ce plan vise à réduire la dépendance envers les cabinets externes, à favoriser les mobilités internes et à simplifier les processus internes. L’objectif est de lutter contre la bureaucratie et les lourdeurs administratives afin de se concentrer sur les activités essentielles, comme les cadences de production.

La direction d’Airbus a écouté les préoccupations de ses salariés concernant les obstacles rencontrés au quotidien, tels que les hiérarchies complexes, les processus de fabrication compliqués et les tâches superflues. L’entreprise cherche à se recentrer sur ses activités principales pour faciliter la production, le développement et la vente d’avions, secteurs qui ont été impactés par la crise du Covid-19.

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Une réorganisation nécessaire mais pas un plan social déguisé

Airbus se défend d’élaborer un plan social déguisé, mais reconnaît la nécessité urgente de se réorganiser. Les salariés et leurs représentants restent vigilants face aux projets de l’entreprise. En raison des difficultés rencontrées par sa chaîne d’approvisionnement pour suivre la montée en cadence, Airbus a dû revoir à la baisse ses objectifs de livraisons. Cette situation s’inscrit dans un contexte de concurrence internationale intense.

Initialement, Airbus prévoyait de livrer 800 avions d’ici 2024, soit un rythme similaire à celui de 2019, année de référence avant la crise sanitaire. Cependant, la prévision actuelle est de 770 livraisons, soit une baisse de trente appareils impactant le chiffre d’affaires global. Cela nécessite une réorganisation de l’outil de production sans pour autant réduire les effectifs, qui seront nécessaires une fois les obstacles actuels surmontés.

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