Lors d’une interview sur France Inter, la présidente de l’Assemblée nationale a partagé les conclusions de sa visite officielle dans l’archipel en compagnie de Gérard Larcher, président du Sénat. Cette mission conjointe intervient six mois après le début des violences et des troubles sociaux dans la région.
« Besoin d’une aide financière urgente et importante »
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale et ancienne ministre des Outre-mer, a lancé un appel urgent le lundi 18 novembre sur France Inter. Elle a souligné qu’une aide financière significative et rapide est nécessaire pour aider la Nouvelle-Calédonie à faire face aux destructions massives d’emplois, aux problèmes sanitaires et sécuritaires, entre autres.
De retour d’un déplacement dans l’archipel avec Gérard Larcher, son homologue du Sénat, six mois après le début des émeutes qui ont causé 13 décès et des dommages matériels considérables, Yaël Braun-Pivet a insisté sur l’importance d’une assistance immédiate pour la population calédonienne.
« Rétablir la confiance et la stabilité politique »
Au-delà de cette aide d’urgence, la présidente de l’Assemblée nationale a souligné que les Calédoniens ont besoin d’un retour de la confiance, de perspectives et de stabilité politique. Elle a expliqué que c’était l’objectif principal de la mission de concertation menée avec Gérard Larcher. Les deux présidents ont cherché à réunir toutes les parties autour de la table pour rouvrir le dialogue.
Lors d’un entretien diffusé sur les chaînes de télévision de Nouvelle-Calédonie La 1ere et Caledonia, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher ont plaidé en faveur d’une « souveraineté partagée » au sein de la République.
Les deux responsables politiques soutiennent les amendements au projet de loi de finances 2025 proposés par les Calédoniens, tous partis confondus. Yaël Braun-Pivet a souligné l’importance d’une aide d’urgence d’environ 850 millions d’euros.
« Une vision nécessaire pour les Outre-mer »
Yaël Braun-Pivet a reconnu que des débats au Parlement ont contribué aux troubles en Nouvelle-Calédonie et a souligné la responsabilité de chacun. Elle a également exprimé sa frustration quant au traitement des Outre-mer et a appelé à une approche plus juste et visionnaire pour ces territoires.




