Agriculture: Gouvernement prêt à aider céréaliers en cas de mauvaises récoltes

Le gouvernement est prêt à aider les céréaliers si les mauvaises récoltes se confirment, affirme le ministre de l'Agriculture
          La production céréalière pourrait baisser de "10% à 20%" par rapport à l'an dernier, un phénomène qui est "national", a déclaré Marc Fesneau lundi.

Selon les déclarations de Marc Fesneau, la production de céréales pourrait connaître une baisse significative, variant entre 10% et 20% par rapport à l’année précédente. Cette diminution de la production n’est pas limitée à une région spécifique, mais concerne l’ensemble du territoire national.

Le gouvernement prêt à activer des aides aux céréaliers en cas de mauvaises moissons

Le ministre de l’Agriculture a annoncé que le gouvernement était prêt à mettre en place des dispositifs d’aides exceptionnelles pour les céréaliers si les premières estimations se confirmaient et que les moissons s’avéraient mauvaises. En effet, les pluies abondantes depuis l’automne ont retardé voire empêché les semis, tandis que le manque d’ensoleillement a affecté les rendements, laissant présager une baisse de la production céréalière de 10% à 20% par rapport à l’année précédente.

Lors d’un déplacement dans une exploitation à Sainville (Eure-et-Loir), le ministre a souligné qu’il s’agissait d’un phénomène national, avec des agriculteurs évoquant des pertes allant jusqu’à 50% dans certaines zones. Les moissons, perturbées par des pluies intermittentes depuis début juillet, devront être terminées pour avoir une vision globale des dégâts.

Le président du premier syndicat agricole FNSEA, Arnaud Rousseau, a souligné l’importance de sensibiliser le ministre à la problématique et lui a donné rendez-vous dans dix jours, idéalement en présence du Premier ministre, pour discuter des mesures à mettre en place.

Malgré la gestion des affaires courantes par le ministère, Marc Fesneau a assuré que des actions étaient en cours. Des discussions sont en cours pour activer des dispositifs d’aides, engager des discussions avec Bruxelles sur la mobilisation de la réserve de crise ou sur un possible report des cotisations à la Mutualité sociale agricole (MSA). Il a également évoqué la nécessité de préparer les instances en charge des questions agricoles pour la rentrée.

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