Dans son dernier ouvrage, Abdellah Taïa aborde la question complexe de la rédemption face à un passé douloureux, tout en dénonçant avec force l’injustice de la criminalisation de l’homosexualité dans notre société. Son onzième roman se présente comme une véritable prise de position contre les discriminations et les violences que subissent les personnes LGBTQ+. Taïa nous invite à réfléchir sur la possibilité de surmonter les traumatismes du passé et de construire un avenir plus juste et inclusif.
Abdellah Taïa remporte le prix Décembre 2024
Abdellah Taïa a remporté le prix Décembre 2024 le mardi 29 octobre pour son roman « Le Bastion des larmes » publié chez Julliard. La remise du prix a eu lieu le mercredi à la Fondation Yves Saint-Laurent.
Le roman du romancier marocain d’expression française a été choisi parmi les deux autres finalistes de la sélection du prix Décembre, « Les Derniers jours du Parti socialiste » d’Aurélien Bellanger et « Ann d’Angleterre » de Julia Deck, tous deux publiés chez Seuil.
Retour au pays
Dans ce onzième roman poignant, Abdellah Taïa raconte l’histoire de Youssef, un professeur marocain exilé en France après le décès de sa mère, qui retourne dans sa ville natale, Salé, à la demande de ses sœurs pour régler l’héritage familial. Ce voyage le replonge dans un passé où se mêlent les souvenirs des violences subies dans son enfance, les moments de bonheur partagés avec ses sœurs et son amour pour Najib, son ami et amant de jeunesse au destin tragique.
Le jury du prix Décembre est composé de Laure Adler, Claude Arnaud, Maxime Catroux, Charles Dantzig, Cholé Delaume, Christophe Honoré, Oriane Jeancourt-Galignani, Patricia Martin, Amélie Nothomb et Arnaud Viviant. Le prix est doté de 15 000 euros par la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent.
L’an dernier, l’écrivain québécois Kevin Lambert avait remporté le prix Décembre pour son ouvrage « Que notre joie demeure » publié aux éditions du Nouvel Attila.




