Assurance trottinette électrique : ce que votre contrat ne couvre pas (et pourquoi ça compte)

Assurance trottinette électrique : ce que votre contrat ne couvre pas (et pourquoi ça compte)

Avec plus de 3 millions de trottinettes électriques en circulation en France et une mortalité des utilisateurs en hausse de 19 % sur un an selon le baromètre de la Sécurité Routière, la question de la couverture assurantielle mérite d’être posée sérieusement. Car souscrire une assurance, c’est bien. Comprendre ce qu’elle couvre réellement, c’est mieux.

RC obligatoire : le minimum légal, pas une protection complète

Depuis le décret du 23 octobre 2019, toute trottinette électrique circulant sur la voie publique doit être couverte par une responsabilité civile (RC), en vertu de l’article L211-1 du Code des assurances. Rouler sans assurance expose à une amende pouvant atteindre 3 750 euros, et en cas d’accident grave, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) indemnise la victime avant de se retourner contre le conducteur : les sommes réclamées peuvent alors dépasser 100 000 euros.

Mais la RC ne couvre que les dommages causés à des tiers, piétons, automobilistes ou cyclistes. Vos propres blessures en cas de chute, les dégâts sur votre engin, le vol : tout cela reste à votre charge, sauf garanties spécifiques. Pour naviguer entre les formules disponibles, le guide sur l’assurance trottinette électrique de conso.eco détaille les niveaux de couverture en fonction des profils et des usages.

Une idée reçue circule beaucoup : l’assurance habitation suffirait à couvrir les déplacements en trottinette. C’est parfois vrai pour la RC, à condition de l’avoir vérifié et, si disponible, d’avoir activé une option NVEI. En revanche, elle ne protège jamais contre le vol de l’engin, premier motif de sinistre déclaré en assurance EDPM.

Quelle formule selon votre profil ?

Les prix varient selon la formule choisie : la RC seule coûte entre 36 et 72 euros par an, une couverture tous risques (RC, vol, dommages, garantie corporelle) entre 120 et 180 euros. Entre les deux, des formules intermédiaires RC + vol s’adressent aux utilisateurs quotidiens qui stationnent à l’extérieur.

Plusieurs situations méritent une attention particulière. Un engin acheté plus de 800 euros sans garantie vol ni dommages, c’est un risque financier concret. Un usage professionnel, livraison ou coursier, est systématiquement exclu des contrats particuliers : un contrat pro mobilité spécifique est alors nécessaire. Et si l’engin est débridé au-delà des 25 km/h réglementaires, l’assureur peut annuler la garantie, ce qui n’empêche pas d’engager la responsabilité civile du conducteur.

Un cadre réglementaire qui continue d’évoluer

La réglementation n’est pas figée. Depuis novembre 2024, il est officiellement autorisé d’équiper une trottinette de feux stop et clignotants, sans que cela soit encore obligatoire. Une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale en septembre 2025 vise à rendre le port du casque obligatoire en ville pour tous les utilisateurs d’EDPM : elle n’a pas encore été adoptée, mais la tendance législative est claire.

À LIRE  Exposition à la Saline royale d'Arc-et-Senans : Vincent Munier, photographe animalier primé, à l'honneur

Dans ce contexte, vérifier régulièrement les conditions de son contrat reste une bonne habitude, notamment avant l’été ou un changement d’usage. Pour aller plus loin sur les thématiques de mobilité et d’assurance, la rubrique Assurance Auto de Viceversamag propose des repères utiles au quotidien.

Retour en haut