Grève femmes de chambre hôtels Marseille : conditions travail, 13e mois et prime JO revendiqués

Des femmes de chambre d'hôtel en grève à Marseille pour de meilleures conditions de travail, un vrai 13e mois et une prime JO
          Parmi les hôtels concernés, il y a ceux de la chaîne Adagio, où de nombreuses femmes de chambre sont à bout.

Parmi les établissements touchés par cette problématique, on retrouve les hôtels de la franchise Adagio, où un grand nombre de femmes de chambre se retrouvent dans une situation critique.

Grève des femmes de chambre à Marseille pour de meilleures conditions de travail

Des femmes de chambre ont décidé de faire grève le jeudi 2 janvier à Marseille pour revendiquer de meilleures conditions de travail, un véritable 13e mois et une prime JO. Les grévistes ont défilé jeudi matin dans le centre-ville, partant du Vieux-Port et passant devant les hôtels, comme l’a rapporté Ici Provence (ex-France Bleu Provence).

Il s’agit d’employées de divers établissements, notamment de la chaîne Adagio. Ces femmes sont en réalité salariées des sociétés de sous-traitance Primium et Acqua, chargées notamment du nettoyage des appart’hôtels Adagio. Elles dénoncent leur environnement professionnel et réclament des changements concrets dans leurs conditions de travail, notamment la fin des « déplacements abusifs avec des affectations multiples », comme l’a indiqué leur représentant syndical du CNT-Solidarité Ouvrière dans un communiqué.

Trop de déplacements et manque de personnel

Maria, 52 ans, est femme de chambre à Marseille depuis 12 ans et témoigne des difficultés rencontrées : « c’est trop dur pour nous, surtout quand on doit se déplacer, on n’a pas notre matériel, il n’y a pas forcément de chariot », a-t-elle expliqué à Ici Provence.

Pour Safia, gouvernante dans un appart’hôtel marseillais, la difficulté réside dans le fait de devoir constamment s’adapter à un nouveau planning ou un nouveau lieu de travail. Elle souligne également un manque de personnel : « Le tourisme d’aujourd’hui n’est pas le même qu’avant le Covid, on avait encore des périodes creuses, et pendant les périodes pleines, il y avait des embauches. Là, on est censé être en période creuse, et pourtant il y a trop de chambres à nettoyer, et personne n’est embauché pour faire du remplacement, ça mobilise beaucoup plus les femmes de chambre, obligées de faire des déplacements. »

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Un 13e mois incomplet et une prime JO non versée

Les femmes de chambre de Marseille réclament également un « vrai 13e mois » car peu d’entre elles touchent le mois supplémentaire dans son intégralité. La plupart reçoivent 60% du 13e mois, les 40% restants étant versés « sous condition d’une note qualité et d’une note client », selon les explications de Gaëlle Barbero, juriste et défenseure syndicale. Cette condition est jugée absurde, car la note qualité dépend de l’état général de l’hôtel, et la note client peut être impactée par des remplacements de personnel.

Enfin, les employées des sociétés de sous-traitance Primium et Acqua réclament une prime JO de 150 euros, qui a été versée à certains employés des hôtels où elles travaillent, mais pas aux femmes de chambre. Celles-ci n’ont pas eu l’autorisation de prendre des congés « du 15 juillet au 15 août », comme l’a expliqué Safia.

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