Grève des femmes de chambre du Radisson Blu à Marseille: revendications salariales

Reportage



  

    
      
    
      

  

  
    À Marseille, les femmes de chambre du Radisson Blu en ont "ras-le-bol de travailler pour des gens qui ne les paient pas correctement"
          En grève depuis deux mois, ces femmes qui exercent au sein de l'hôtel luxueux du Vieux-Port de Marseille demandent un treizième mois et une hausse de salaire horaire de "11 centimes".

Depuis deux mois, un groupe de femmes travaillant dans un hôtel de luxe situé au Vieux-Port de Marseille est en grève. Leurs revendications portent sur l’obtention d’un treizième mois de salaire ainsi que sur une augmentation de leur rémunération horaire de 11 centimes. Ces employées se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une reconnaissance de leur contribution au sein de l’établissement. Malgré la durée de leur mouvement social, ces femmes restent déterminées à faire valoir leurs droits et à obtenir gain de cause dans leurs négociations avec la direction de l’hôtel.

La grève des femmes de chambre d’un hôtel de luxe à Marseille

La grève perdure depuis deux mois pour les femmes de chambre travaillant dans un hôtel luxueux du Vieux-Port de Marseille. Chaque matin, devant le hall du Radisson Blu, un concert de casseroles retentit depuis plus de 60 jours. Idalina, originaire du Cap-Vert, exerce le métier de femme de chambre depuis cinq ans pour Acqua, une entreprise sous-traitante spécialisée dans le nettoyage hôtelier. Elle exprime sa frustration en déclarant : « On crie fort parce que là, vraiment, c’est trop ! On a mal au dos, aux bras, on a mal partout ! On en a ras-le-bol de travailler pour des gens qui ne nous payent pas correctement. »

Les grévistes revendiquent un treizième mois de salaire ainsi qu’une augmentation de 12,30 euros brut de l’heure à 12,41 euros, soit « 11 centimes d’augmentation », comme le souligne Pina, une Portugaise. Elles soulignent que les tâches se sont multipliées dans les chambres, désormais plus grandes, et que les hôtels sont plus sales en été, lorsque les touristes affluent. Pina décrit la situation comme « une catastrophe vraiment. Tu entres dans les chambres et, parfois, il y a du vomi, des poubelles par terre… »

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Revendications des grévistes

Les femmes de chambre réclament donc une prime estivale, renouvelée chaque année. Elles demandent également à ce qu’Acqua limite leurs déplacements, car elles peuvent être envoyées à la dernière minute vers d’autres hôtels de la ville. Fabienne, originaire de Madagascar, témoigne : « On se déplace un peu partout, on doit prendre le bus, le métro. » Cependant, les négociations avec l’entreprise de nettoyage piétinent.

Face à la colère des femmes de chambre, certains clients de l’hôtel observent depuis leur balcon, tandis que d’autres expriment leur incrédulité. L’un d’eux estime : « Même si elles estiment qu’elles ne sont pas suffisamment payées, ça ne justifie pas d’être en grève depuis 60 jours. En règle générale, on va chercher du travail ailleurs. » Une femme de chambre répond avec détermination : « Nous ne lâcherons rien ! » Alors qu’une nouvelle discussion est prévue le vendredi 26 juillet avec les représentants d’Acqua, ceux-ci n’ont pas donné suite aux sollicitations de franceinfo.

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