Après avoir remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Rio, la championne a connu un revers en étant exclue de manière définitive de l’élection. En effet, la justice a confirmé jeudi la décision d’invalidation de sa liste, mettant ainsi un terme à ses espoirs de participer à la compétition.
Estelle Mossely recalée de l’élection à la présidence de la Fédération française de boxe
Après une période de tensions et une campagne agitée, Estelle Mossely a été définitivement écartée de la course à la présidence de la Fédération française de boxe, suite à la confirmation de l’invalidation de sa liste par la justice le jeudi 12 décembre. Le juge des référés du tribunal de Bobigny a rejeté la demande de l’ancienne championne olympique, qui a exprimé sa tristesse pour son sport tout en acceptant la décision. Ainsi, le président sortant Dominique Nato restera le seul candidat à l’élection prévue pour samedi.
Agée de 32 ans, Mossely dirigeait la seule liste d’opposition à celle de Dominique Nato, en fonction depuis 2021. Cependant, sa candidature a été rejetée mi-novembre par la commission de surveillance des opérations électorales (CSOE) de la FFBoxe en raison d’une irrégularité concernant une candidate de sa liste ayant une licence non-valable.
Malgré la poursuite de sa campagne, Mossely avait tenté un recours auprès du Comité olympique français (Cnosf) pour une conciliation, mais sa requête avait été rejetée début décembre. Face à ce refus, elle s’était alors tournée vers le tribunal judiciaire, qui a également rejeté sa demande.
Le tribunal a jugé que la décision contestée n’était pas manifestement illicite, mais a tout de même regretté le manque de délai accordé à Mossely pour régulariser sa liste. La boxeuse a accepté cette décision, tout en critiquant sévèrement les instances de la boxe pour leur fonctionnement antidémocratique.
« Dictature ou démocratie »
Estelle Mossely a dénoncé un système gouverné par des individus prêts à tout pour se maintenir en poste, manquant de compétence et allant à l’encontre des valeurs sportives. Elle a exprimé sa tristesse pour son sport et pour l’avenir de la Fédération française de boxe. Face à cette situation, elle a appelé les votants à s’abstenir lors de l’élection prévue, les invitant à choisir entre la dictature et la démocratie.
Contacté par l’AFP, Dominique Nato a simplement pris acte de la décision de la justice, soulignant la clarté des textes et la fin de la procédure.




