La police a arrêté neuf individus dans différents départements de la région ouest de la France.
Trafic d’oiseaux d’espèces protégées démantelé au Mans
Un réseau de trafic d’oiseaux d’espèces protégées a été démantelé cette semaine au Mans, comme l’a rapporté France Bleu Maine. Le procureur a indiqué dans un communiqué que neuf personnes ont été interpellées le mardi 12 novembre dans plusieurs départements.
Le réseau capturait et revendait des oiseaux protégés tels que des chardonnerets élégants, des linottes mélodieuses ou des bouvreuils pivoines. Ces oiseaux étaient très prisés pour leur plumage et leur chant, et étaient vendus à des prix pouvant atteindre jusqu’à une centaine d’euros par individu. Il s’agissait d’un marché illégal bien connu des piégeurs, comme l’a révélé l’enquête menée par l’Office français de la biodiversité (OFB) et les gendarmes.
« Plaisir de détenir des oiseaux en cage »
Le couple considéré comme les cerveaux du réseau a été repéré en 2023 par l’OFB, suite à des annonces postées sur les réseaux sociaux. Installé au Mans, le couple possédait un terrain à la campagne où ils capturaient les oiseaux pour les revendre avec l’aide de complices aux profils divers, dont certains étaient surprenants selon la procureure. Parmi eux, un chirurgien exerçant dans un hôpital public, un retraité et une mère au foyer… Tous partageaient le même « plaisir de détenir des oiseaux en cage ». Ils agissaient sous des pseudonymes et achetaient leur matériel de capture et d’enfermement d’oiseaux en ligne.
Pour les identifier, les enquêteurs ont utilisé des techniques similaires à celles employées dans les affaires de criminalité organisée, telles que des écoutes téléphoniques ou des investigations bancaires. Lors de l’opération menée en Sarthe, dans l’Orne, en Loire-Atlantique, dans le Maine-et-Loire et dans la Nièvre, les enquêteurs ont saisi un total de 44 oiseaux, dont la plupart ont été relâchés dans la nature. Une tortue a également été retrouvée lors de cette opération.
Les trois principaux suspects, dont le couple sarthois, seront jugés devant le tribunal correctionnel du Mans pour enlèvement et capture illicite d’une espèce animale non domestiquée, des délits passibles de 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Le terrain à la campagne servant de lieu de capture a également été saisi.




