Aides aux entreprises et budget 2025 : Domia Group rapporte plus qu’il ne coûte, assure son président

Budget 2025 et aides aux entreprises : "On rapporte beaucoup plus d'argent qu'on n'en coûte", assure le président de Domia Group
          Face à des finances publiques détériorées, le président de Domia Group (Shiva, Acadomia...), spécialisé dans le service à la personne, rappelle que les aides aux entreprises permettent des tarifs qui évitent le travail au noir.

En raison de la situation préoccupante des finances publiques, le PDG de Domia Group, une entreprise spécialisée dans les services à la personne (tels que Shiva et Acadomia), souligne l’importance des aides gouvernementales pour maintenir des tarifs accessibles et ainsi lutter contre le travail non déclaré.

Maxime Aiach, le président de Domia Group, s’exprime sur les enjeux du secteur de l’emploi à domicile

Maxime Aiach est à la tête de Domia Group, un groupe majeur dans le domaine des services à la personne, regroupant les sociétés Shiva, spécialisée dans le ménage à domicile, et Acadomia, proposant des cours à domicile. Ce secteur emploie souvent des personnes peu qualifiées, rémunérées au niveau du Smic. Cependant, le projet de loi de finances actuellement examiné à l’Assemblée nationale prévoit une baisse des exonérations de cotisations, ce qui pourrait impacter ces emplois à bas salaires.

Les répercussions de la baisse des exonérations de cotisations sur les emplois à domicile

Interrogé sur les conséquences de cette mesure, Maxime Aiach souligne l’importance de rémunérer correctement les employés pour garantir leur collaboration et éviter le travail dissimulé. Il explique que les salariés de son entreprise sont mieux payés que le Smic, avec une rémunération environ 20 à 25% supérieure. Cependant, toute augmentation du coût de revient peut influencer les prix de vente, impactant ainsi la demande et les embauches. Il estime qu’il serait plus bénéfique de réduire les dépenses publiques plutôt que d’augmenter les taxes et cotisations sociales.

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Les craintes liées aux possibles répercussions sur les recrutements et les salaires

Maxime Aiach reconnaît qu’il existe un risque que les employeurs recrutent moins ou n’augmentent pas les salaires, en particulier pour les consommateurs modestes faisant appel à des services à domicile. Il met en avant le caractère diversifié des clients de son entreprise, soulignant que la mise en place du crédit d’impôt a permis à une clientèle aux revenus modestes de bénéficier de ces services.

Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile et les perspectives d’avenir

Malgré l’importance des crédits d’impôt dans le secteur, Maxime Aiach défend le maintien de ces dispositifs, soulignant qu’ils ont permis la création de nombreux emplois. Il insiste sur le fait que le système actuel, bien que perfectible, a permis de réduire le travail au noir et de favoriser l’emploi déclaré. Il estime qu’une baisse des exonérations de cotisations n’est pas une mesure idéale pour le secteur de l’emploi à domicile.

Les propositions alternatives pour soutenir l’emploi

En réponse aux propositions de réduction des exonérations de cotisations, Maxime Aiach se montre favorable à la suppression d’un jour férié pour encourager une augmentation du temps de travail. Il plaide également pour une révision des seuils sociaux afin d’inciter davantage les personnes à travailler et à augmenter leurs revenus.

Conclusion

En conclusion, Maxime Aiach souligne l’importance de maintenir un équilibre entre les aides aux entreprises et la nécessité de réduire les dépenses publiques. Il insiste sur la nécessité de favoriser le travail déclaré et de trouver des solutions pour inciter les individus à travailler davantage tout en préservant les acquis sociaux existants.

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