Ruines romaines de Baalbeck : désertées par habitants et touristes au Liban

Au Liban, Baalbeck et ses ruines romaines désertées par les habitants et les touristes
          La métropole, dans la plaine de la Békaa, un bastion du Hezbollah à la frontière syrienne, vit essentiellement du tourisme, notamment grâce à son site hérité de l'antique Héliopolis, et classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

La ville métropolitaine située dans la plaine de la Békaa, connue pour être un bastion du Hezbollah près de la frontière syrienne, tire principalement ses revenus du tourisme. Son attrait touristique repose en grande partie sur son site archéologique issu de l’ancienne Héliopolis, qui est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Depuis plus d’un mois, l’hôtel Palmyra, un établissement mythique situé près des ruines romaines de Baalbeck et touché par les bombes israéliennes, est désert. Malgré cela, Rabih Salika, un employé travaillant dans cet hôtel depuis 24 ans, refuse de quitter les lieux. Il continue à entretenir l’hôtel, malgré le manque de clients et les dégâts causés par les bombardements.

La ville de Baalbeck, habitée par plus de 250 000 personnes, est fortement impactée par la guerre entre Israël et le Hezbollah, un mouvement pro-iranien implanté dans la région. Plus de la moitié des habitants ont fui la ville, laissant ceux qui sont restés enfermés chez eux, se précipitant pour faire leurs courses avant la fermeture des magasins.

Baalbeck, une ville située dans la plaine de la Békaa, à la frontière syrienne, dépend principalement du tourisme pour son économie. Son site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, qui abrite des temples romains bien conservés, attire de nombreux visiteurs chaque année.

Depuis un an, malgré les échanges de tirs entre le Hezbollah et Israël, Baalbeck avait été relativement épargnée par les violences. Cependant, les bombardements se sont intensifiés récemment, affectant les secteurs commerciaux et résidentiels de la ville. Le marché central ouvre à peine une heure par jour, en raison du manque de moyens de la municipalité.

Comme dans tout le Liban, Baalbeck attend la fin des hostilités pour retrouver un semblant de normalité. En 2024, le nombre de visiteurs a chuté de manière significative par rapport à l’année précédente, impactant l’économie locale. La ville attire également de nombreux fidèles chiites venant se recueillir au mausolée de Sayyida Khawla, une figure importante de l’islam chiite.

Les ruines romaines de Baalbeck, avec ses temples colossaux dédiés à Jupiter et Bacchus, sont parmi les vestiges les plus impressionnants de l’architecture romaine impériale. L’Unesco suit de près l’impact des bombardements sur ce site historique, mettant en garde contre les conséquences négatives des attaques sur la structure en pierre et la décoration des temples.

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