Réforme retraite agriculteurs : +120€ par mois pour la moitié des futurs retraités, selon syndicat

Réforme de la retraite des agriculteurs : "C'est 120 euros de mieux par mois pour la moitié des futurs retraités",  pointe un syndicat
          Le gouvernement veut aligner le mode de calcul sur celui du régime général, c'est-à-dire en tenant compte des 25 meilleures années, afin de remplacer un mode de calcul complexe entre points et annuités. Une "avancée" mais pas assez, selon les représentations syndicales du secteur.

Le gouvernement envisage d’harmoniser le mode de calcul des retraites avec celui du régime général, en prenant en compte les 25 meilleures années de salaire. Cette réforme vise à simplifier un système actuel complexe basé sur des points et des annuités. Bien que cette mesure soit considérée comme une avancée, les syndicats du secteur estiment qu’elle ne va pas assez loin pour répondre aux attentes des travailleurs.

Changements à venir pour les retraites des agriculteurs

Un projet de loi de finances de la Sécurité sociale prévoit des modifications importantes pour les retraites des agriculteurs. Cette réforme vise à aligner le mode de calcul de la retraite des agriculteurs sur celui du régime général, en prenant en compte les 25 meilleures années de cotisation. Environ 400 000 chefs d’exploitations non-salariés sont concernés par cette mesure.

Selon la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), cette réforme est jugée nécessaire. Luc Smessaert, vice-président du syndicat, explique que pour environ la moitié des futurs retraités agricoles, cette mesure représente une augmentation de 120 euros par mois, ce qui est significatif pour des retraites avoisinant les 1 000 euros. Cependant, la colère règne car cette réforme prévue pour 2026 est repoussée à 2028 en raison du contexte budgétaire.

La Coordination rurale voit d’un bon œil cet alignement sur le régime général, mais estime que cette réforme n’est pas suffisante. Véronique Le Floch, présidente du syndicat, demande également la reconnaissance de la pénibilité du travail agricole pour permettre aux agriculteurs de partir à la retraite dans de bonnes conditions.

La Confédération paysanne, de son côté, met en avant la question des petites pensions. La loi Chassaigne, qui garantit un minimum de 85% du SMIC pour les agriculteurs, est considérée comme insuffisante par Laurence Marandola, porte-parole nationale du syndicat. Elle souligne que certaines pensions agricoles tournent toujours autour de 400 euros par mois, ce qui nécessite une hausse pour garantir une véritable justice sociale alors que plus de la moitié des agriculteurs prendront leur retraite dans les 10 prochaines années.

Retour en haut